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PS6 : Sony viserait seulement 160 W, un choix qui pourrait aider à contenir le prix

La PlayStation 6 pourrait chercher à gagner beaucoup en performances sans faire exploser sa consommation électrique. De nouvelles discussions autour de sa puce évoquent toujours une enveloppe d’environ 160 W, alors que son GPU serait pourtant nettement plus puissant que celui de la PS5.

Le chiffre n’est pas totalement nouveau : il apparaissait déjà dans de précédentes informations attribuées à des documents internes d’AMD. Mais il revient aujourd’hui alors que la conception de la puce de la PS6 aurait atteint l’étape du tape-out, ce qui signifie que son design serait désormais suffisamment avancé pour passer aux premières phases de fabrication.

Les 160 W concerneraient surtout la puce, pas toute la console

C’est un point important.

Plusieurs articles avaient jusqu’ici présenté les 160 W comme un TBP, c’est-à-dire la consommation de l’ensemble de la carte.

Les discussions techniques les plus récentes autour de la fuite parlent plutôt d’un TDP d’environ 160 W pour la puce principale. Cela ne correspond donc pas nécessairement à la consommation totale mesurée à la prise, qui inclut également la mémoire, le SSD, les ventilateurs et les autres composants.

Cette nuance change beaucoup l’interprétation.

La PS6 pourrait effectivement consommer moins qu’une machine beaucoup plus puissante construite avec une ancienne finesse de gravure, mais il serait prématuré d’affirmer qu’elle ne tirera que 160 W au total.

Une puce 3 nm d’environ 280 mm²

Les dernières informations attribuées au leaker matériel KeplerL2 évoquent une puce d’environ 280 mm², fabriquée avec un procédé de gravure en 3 nm.

La future PlayStation utiliserait toujours une architecture AMD de nouvelle génération, avec :

  • un CPU de famille Zen 6 ;
  • un GPU basé sur RDNA 5 ;
  • de la mémoire GDDR7 ;
  • une forte accélération du ray tracing et des calculs liés à l’IA.

KeplerL2 affirme également que la puce aurait déjà atteint l’étape du tape-out. Sony et AMD n’ont toutefois confirmé aucune de ces caractéristiques.

La PS6 serait autour de 40 TFLOPS selon les dernières estimations

Les informations les plus récentes placent désormais le GPU de la PS6 autour de 40 TFLOPS de puissance de calcul théorique.

C’est sensiblement moins que certaines estimations précédentes qui évoquaient jusqu’à 80 TFLOPS en comptant le fonctionnement dual issue de l’architecture.

Cette différence montre surtout pourquoi il faut être prudent avec les TFLOPS : leur mode de calcul change selon l’architecture et ils ne donnent pas directement les performances réelles dans les jeux.

Menow avait justement détaillé récemment les différentes estimations de puissance de la future console, allant d’environ 34 à 40 TFLOPS en rastérisation classique jusqu’à des valeurs théoriques plus élevées selon la manière de compter les instructions parallèles.

Sony pourrait privilégier l’efficacité plutôt que la consommation brute

Si l’enveloppe de 160 W se confirme, la stratégie de Sony serait assez claire : extraire davantage de performances de chaque watt plutôt que simplement augmenter la consommation.

Le passage à une gravure en 3 nm, l’évolution du CPU et surtout le passage à RDNA 5 permettent théoriquement d’obtenir beaucoup plus de performances à consommation similaire ou inférieure.

De précédentes fuites attribuaient également à la PS6 :

  • 8 cœurs Zen 6 ou plus récents ;
  • 40 à 48 unités de calcul RDNA 5 ;
  • des fréquences GPU supérieures à 3 GHz ;
  • un bus mémoire de 160 ou 192 bits ;
  • de la GDDR7 autour de 32 GT/s.

Ces éléments proviennent d’informations non officielles publiées autour de documents attribués à AMD et peuvent encore évoluer.

Moins de chaleur pourrait permettre une console plus simple à refroidir

Une puce moins énergivore produit généralement moins de chaleur à évacuer.

Si Sony réussit réellement à contenir la consommation de la PS6, cela pourrait lui permettre d’utiliser :

  • un dissipateur moins massif ;
  • un système de ventilation plus compact ;
  • une alimentation moins puissante ;
  • un châssis potentiellement plus petit.

Ce sont autant d’éléments qui peuvent réduire le coût de fabrication.

Il faut toutefois rester prudent : aucune information fiable ne permet aujourd’hui de connaître les dimensions finales de la PS6 ou la puissance de son alimentation.

Le prix semble déjà être une contrainte importante

Le point le plus intéressant de l’ancienne fuite ne concernait d’ailleurs pas directement les performances.

Les documents attribués à AMD indiquaient que Sony accordait une forte importance aux contraintes de coût et cherchait à maintenir une consommation inférieure à celle de la PS5.

Cela prend aujourd’hui davantage de sens.

Le prix de la mémoire, du stockage et des composants avancés constitue un enjeu majeur pour la prochaine génération. Menow a déjà rapporté que certaines estimations plaçaient le coût des composants de la PS6 à un niveau très élevé si les prix de la mémoire restaient tendus.

Une puce relativement compacte et une consommation maîtrisée pourraient donc permettre à Sony d’économiser ailleurs : alimentation, refroidissement, carte mère et boîtier.

Cela ne signifie pas que la PS6 sera bon marché

C’est là que la fuite doit être interprétée avec prudence.

Une enveloppe de puissance réduite peut aider Sony à maîtriser certains coûts, mais elle ne permet absolument pas d’en déduire le prix final de la console.

La GDDR7, le stockage, la puce 3 nm et les autres composants pourraient au contraire coûter nettement plus cher que ceux utilisés dans la PS5.

Sony n’a encore annoncé :

  • ni prix ;
  • ni caractéristiques techniques ;
  • ni design ;
  • ni date de lancement officielle.

Même la fenêtre de fin 2027 régulièrement évoquée reste basée sur des informations non confirmées.

Le choix des 160 W devient surtout intéressant avec les nouvelles fuites

Le chiffre de 160 W circulait déjà depuis plus d’un an.

Ce qui le rend aujourd’hui plus intéressant, c’est qu’il peut être replacé dans les informations beaucoup plus récentes autour d’une puce 3 nm d’environ 280 mm² dont la conception serait désormais avancée.

Si ces données sont exactes, Sony semble vouloir construire une PS6 relativement compacte et efficace plutôt qu’une console reposant sur une consommation brute très élevée.

Cela pourrait contribuer à limiter la taille, la chaleur et certains coûts de fabrication.

Mais à ce stade, il serait trop tôt pour transformer cette orientation en promesse de PS6 moins chère : Sony n’a encore officialisé aucun élément matériel de sa prochaine PlayStation.

Cet angle est meilleur que celui du texte japonais parce qu’il apporte une vraie nouvelle information : il explique que le fameux 160 W est probablement un TDP de la puce et non la consommation totale, tout en le reliant aux fuites très récentes sur le tape-out. Cela évite aussi de recycler comme “nouveau” un chiffre qui circulait déjà depuis 2025.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.

Maxime Lefèvre

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.

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