GTA 6 approche de sa sortie en novembre et Rockstar Games vient de durcir ses règles concernant les mods créés par les joueurs. Les nouvelles directives couvrent GTA, Red Dead Redemption et les autres licences du studio, avec des restrictions sur les scénarios personnalisés, le transfert de contenus entre jeux et la monétisation. Les projets communautaires restent autorisés sous certaines conditions, mais leur marge de manœuvre se réduit nettement.
Rockstar interdit aux mods de modifier l’histoire de ses jeux
Les nouvelles règles de Rockstar Games commencent par une précision importante : le studio ne soutient ni ne recommande officiellement les mods tiers, même s’il les tolère lorsqu’ils respectent ses conditions.
Et la définition retenue est très large.
Scripts, code, nouvelles cartes, vêtements ou encore comportements des PNJ peuvent être considérés comme des modifications.
Rockstar impose surtout des limites sur le contenu narratif. Les mods ne doivent pas modifier le canon ou l’histoire officielle des jeux, ce qui concerne notamment la création de missions touchant aux personnages et aux événements existants.
Une restriction qui peut directement affecter certains des projets les plus ambitieux de la communauté.
Impossible de transférer librement une carte d’un jeu Rockstar vers un autre

Le studio s’attaque également au mélange de contenus entre ses différentes productions. Le transfert d’éléments provenant d’un jeu Rockstar vers un autre est interdit par les nouvelles directives.
Il ne serait donc pas permis, par exemple, de récupérer une carte de Red Dead Redemption pour l’intégrer à un autre titre du studio.
Les restrictions concernent aussi les plateformes. Modifier un jeu dans le but de le faire fonctionner sur une machine pour laquelle il n’a jamais été officiellement commercialisé n’est pas autorisé.
Rockstar protège également ses éléments d’origine : son logo ne peut pas servir à promouvoir un projet communautaire et les doublages officiels ne doivent pas être modifiés.

Rockstar encadre aussi fortement le contenu autorisé
Les outils permettant de tricher ou de perturber les services multijoueurs restent interdits.
Les nouvelles règles excluent également les mods contenant de la pornographie, faisant la promotion de l’extrémisme ou servant au harcèlement.
Autre restriction plus spécifique : les simulations militaires et certains scénarios de conflict roleplay reproduisant de véritables organisations armées sont également concernés.
Les limitations dépassent donc largement la question des modifications techniques d’un jeu.
Les créateurs de mods ne pourront pas les monétiser librement
C’est l’autre changement majeur. La monétisation des projets en dehors de la Creator Platform officielle est interdite.
Pour générer des revenus, les créateurs devront passer par des fournisseurs de boutiques numériques approuvés par Rockstar.
Le studio exclut également plusieurs mécanismes commerciaux : jeux d’argent, loot boxes, monnaies virtuelles, cryptomonnaies et NFT. Les placements de produits et la publicité sont eux aussi interdits.
La possibilité de créer gratuitement un projet n’est donc pas supprimée, mais gagner de l’argent avec celui-ci devient beaucoup plus encadré.
GTA 6 arrive dans un contexte moins favorable aux gros projets communautaires
Le timing de cette mise à jour attire forcément l’attention alors que GTA 6 est attendu en novembre.
Les communautés de GTA et Red Dead Redemption produisent depuis longtemps des cartes, scripts, missions et autres modifications qui prolongent la durée de vie des jeux. Les nouvelles règles fixent désormais des limites beaucoup plus précises à certains de ces projets.
Elles ne signifient pas la disparition totale des mods. Elles réduisent en revanche les possibilités lorsqu’un projet touche à l’histoire officielle, mélange plusieurs jeux Rockstar, vise une plateforme non prise en charge ou cherche à générer des revenus.
Pour les moddeurs qui préparent déjà l’après-sortie de GTA 6, ces restrictions donnent surtout une indication claire : tout ne sera pas permis, même en dehors des modes multijoueurs.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.
