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Muse : l’IA de Meta prépare des fiches sur vos proches, selon une enquête

Les instructions de Muse prévoient des profils durables de l’entourage de l’utilisateur, révèle une enquête de WIRED publiée le 3 octobre.

La question dépasse le simple souvenir d’un prénom. Dès qu’un assistant conserve des informations sur nos relations, sa mémoire peut aussi concerner des personnes qui ne participent pas directement à nos conversations avec lui.

Une mémoire qui continue à travailler après les échanges

Le développeur Peter James a décrit le fonctionnement de cette mémoire dans son analyse des fichiers de Muse, publiée en septembre.

Dans l’environnement qu’il a examiné, l’assistant conserve une synthèse de faits, de préférences et d’engagements, ainsi que des journaux quotidiens. Des tâches en arrière-plan vérifient les nouvelles informations contre les messages d’origine et les organisent dans une mémoire consultable.

Ces fichiers comprennent aussi des références permettant de retrouver les échanges à l’origine d’une information. D’autres tâches entretiennent des pages consacrées aux relations de l’utilisateur. Il s’agit d’observations sur l’environnement étudié, pas d’un audit complet du service.

Des informations sur les personnes autour de l’utilisateur

Famille, amis et collègues auraient leurs fiches, organisées autour des faits mémorisés, de l’histoire de la relation et des échanges à reprendre.

Par exemple, dans un usage de ce type, raconter un désaccord avec un collègue pourrait alimenter le contexte d’une prochaine conversation avec l’assistant. Cet exemple illustre l’enjeu : une confidence ponctuelle peut devenir une information réutilisable, et une interprétation erronée peut peser sur les réponses suivantes.

La qualité d’un tel outil dépend donc aussi de la possibilité de distinguer une information certaine, une impression et un souvenir devenu obsolète.

Meta met en avant le contrôle de l’utilisateur

Meta déclare utiliser des données publiques ou volontairement partagées. L’entreprise promet un environnement isolé pour chaque utilisateur, ainsi que la possibilité d’effacer les mémoires ou de déconnecter les services.

Pour un lecteur français, l’enjeu est concret : comprendre ce que l’assistant conserve lorsqu’on lui raconte sa vie, y compris celle des autres. Les travaux publiés éclairent cette conception de la mémoire ; ils ne prouvent pas que Muse accède sans autorisation à tous les messages ou aux contacts de chacun.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

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