Pixel 11a pourrait conserver 8 Go de RAM tout en récupérant le Tensor G6, un modem MediaTek M90 et un écran plus lumineux. Un choix qui permettrait à Google de limiter la hausse du prix malgré l’augmentation du coût de la mémoire. Autre conséquence possible : avec seulement 8 Go, le smartphone pourrait rester privé de Gemini Intelligence.
À ce stade, il ne s’agit que de fuites portant sur les caractéristiques matérielles du prochain modèle abordable de Google. Mais face au Pixel 10a, les évolutions annoncées sont loin d’être anecdotiques.
Le Pixel 11a passerait directement du Tensor G4 au Tensor G6
Le changement le plus important concernerait le processeur. Le Pixel 11a abandonnerait le Tensor G4 du Pixel 10a pour adopter le Tensor G6 utilisé par la génération Pixel 11.
Le gain pourrait être sensible.
Selon les chiffres communiqués par Google pour son nouveau processeur, le Tensor G6 offrirait jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique supplémentaire face au Tensor G5. La navigation Web serait jusqu’à 25 % plus rapide et le lancement des applications progresserait de 15 %.
Le Pixel 10a dispose déjà de performances suffisantes pour la majorité des usages. Avec le Tensor G6, son successeur pourrait donc surtout gagner en réactivité et en consommation énergétique.
Google remplacerait aussi le modem Samsung par un MediaTek M90
Autre changement important : le modem.
Le Pixel 11a utiliserait un MediaTek M90 à la place de l’Exynos Modem 5400 de Samsung présent sur le Pixel 10a.
Ce point mérite une attention particulière. Les précédentes générations équipées de puces Tensor ont parfois été critiquées pour leur chauffe et leur consommation, notamment lorsque la connexion mobile est fortement sollicitée.
Le passage à un modem MediaTek pourrait donc améliorer l’efficacité énergétique, la gestion thermique et potentiellement l’autonomie. Il faudra évidemment attendre des tests pour mesurer l’ampleur réelle du gain.
Une batterie plus petite malgré le nouveau processeur
La capacité de la batterie pourrait pourtant diminuer.
Le Pixel 10a dispose de 5 100 mAh, contre seulement 4 870 mAh évoqués pour le Pixel 11a.
Sur la fiche technique, c’est un recul.
Mais la capacité brute ne raconte pas toute l’histoire. Si le Tensor G6 et le nouveau modem consomment réellement moins d’énergie, Google pourrait compenser cette baisse et maintenir une autonomie similaire, voire meilleure.
Le comportement du smartphone en usage réel sera donc bien plus révélateur que les seuls milliampères-heures.
L’écran du Pixel 11a monterait jusqu’à 3 350 nits
Le format général évoluerait peu.
Le Pixel 11a conserverait un écran AMOLED de 6,3 pouces avec un taux de rafraîchissement compris entre 60 et 120 Hz. La luminosité maximale progresserait toutefois de 3 000 à 3 350 nits.
Une hausse appréciable en extérieur, notamment sous une forte luminosité.
Le stockage resterait lui aussi familier, avec des configurations de 128 Go et 256 Go.
Les 8 Go de RAM pourraient aider Google à contenir le prix
Le choix le plus intéressant pourrait finalement concerner la mémoire vive.
D’après les informations disponibles, le Pixel 11a conserverait 8 Go de RAM, comme le Pixel 10a.
Pas de montée à 12 Go, donc.
Dans un contexte où le coût de la mémoire augmente fortement en 2026, cette décision pourrait permettre à Google d’éviter une hausse de prix trop brutale. La gamme Pixel A n’a pas connu d’augmentation majeure depuis le Pixel 6a, mais une révision tarifaire reste possible pour cette génération.
Une hausse limitée, par exemple autour de 50 dollars, resterait plus facile à absorber qu’un repositionnement beaucoup plus agressif.
Pas de Gemini Intelligence avec seulement 8 Go de RAM ?
Ces 8 Go auraient toutefois une conséquence directe sur les nouvelles fonctions d’intelligence artificielle.
Google indique que Gemini Intelligence nécessite au moins 12 Go de RAM. Si cette condition reste identique lors du lancement du Pixel 11a, le smartphone ne pourrait donc pas profiter de l’ensemble de ces nouvelles fonctions.
Ce serait une différence claire avec les modèles supérieurs.
Mais pas forcément un problème pour tout le monde.
Les utilisateurs qui privilégient Android, la photo, les mises à jour Pixel Drop et une expérience plus simple pourraient très bien se passer de certaines fonctions d’IA exécutées localement.
Moins d’IA, mais potentiellement un prix plus doux.
Google pourrait aussi choisir de proposer une version allégée de Gemini Intelligence spécialement adaptée au Pixel 11a. Rien ne permet de l’affirmer pour le moment.
Le HiLight du Pixel 11 Pro pourrait aussi arriver sur le Pixel 11a
Autre inconnue : la présence de HiLight, une nouvelle fonction introduite sur le Pixel 11 Pro.
Ce petit élément lumineux situé à l’arrière se rapproche d’une version moderne de la traditionnelle LED de notification. Il peut notamment afficher une couleur personnalisée lorsqu’un contact favori appelle.
HiLight sert également à signaler certains états de Gemini, par exemple lorsque l’assistant écoute ou traite une requête.
Sur le Pixel 11 Pro, il prend la place auparavant occupée par le capteur de température. Une intégration sur le Pixel 11a ne paraît donc pas impossible.
Google a déjà l’habitude de faire descendre certaines fonctions des modèles Pro vers les appareils moins chers au fil des Pixel Drop. HiLight pourrait suivre le même chemin.
Le Pixel 11a pourrait finalement être plus séduisant que le Pixel 11
La fiche technique qui se dessine est plutôt cohérente.
Le Pixel 11a profiterait du Tensor G6, du modem MediaTek M90, d’un écran atteignant 3 350 nits et d’améliorations sensibles en matière d’efficacité énergétique. Dans le même temps, ses 8 Go de RAM pourraient aider Google à préserver un tarif plus accessible.
Le compromis est clair.
Ceux qui veulent toutes les fonctions d’IA et les caractéristiques les plus poussées auront davantage intérêt à regarder les Pixel 11 Pro. Mais pour les utilisateurs qui cherchent avant tout un bon appareil photo, Android sans surcharge et un prix plus raisonnable, le Pixel 11a pourrait être le modèle à surveiller de très près.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.
