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Smartphones pliables : faut-il encore avoir peur de l’écran et de l’autonomie ?

Les smartphones pliables ont beaucoup changé : leurs écrans sont plus solides, leurs charnières plus résistantes et leur autonomie n’est plus forcément inférieure à celle d’un mobile haut de gamme classique. Certains modèles sont désormais annoncés pour résister à 400 000 pliages, tandis que les batteries dépassent les 4 000 mAh même sur des formats très compacts. Pourtant, plusieurs vieux défauts continuent de leur coller à la peau. À tort, au moins en partie.

Les écrans pliables ne cassent plus comme avant

C’est la crainte numéro un. Acheter un smartphone pliable et voir son écran se détériorer au niveau de la pliure après quelques mois.

Cette réputation ne vient pas de nulle part. Les premières générations utilisaient des revêtements plus sensibles aux marques, aux déformations et à l’usure répétée.

Depuis, la technologie a nettement progressé.

Les modèles récents combinent notamment du verre ultrafin UTG renforcé chimiquement, plusieurs couches de protection et des structures capables de mieux répartir la pression exercée sur l’écran à chaque ouverture.

La charnière joue aussi un rôle essentiel. Les mécanismes actuels cherchent à réduire la contrainte appliquée toujours au même endroit.

Le résultat est visible : la pliure centrale existe toujours, mais elle est généralement moins marquée et mieux maîtrisée.

Certains modèles sont annoncés pour 400 000 pliages

Les constructeurs mettent désormais en avant des chiffres de résistance beaucoup plus élevés.

Certains écrans pliables et systèmes de charnière sont conçus pour supporter jusqu’à 400 000 cycles d’ouverture et de fermeture dans leurs tests.

À raison de dix ouvertures par jour, cela représenterait théoriquement plus de dix ans.

Évidemment, la vraie vie est plus rude qu’un laboratoire.

Une chute, du sable, de fortes températures ou une mauvaise manipulation peuvent accélérer l’usure. Un téléphone pliable possède aussi davantage de pièces mobiles qu’un smartphone traditionnel.

Il reste donc plus complexe mécaniquement.

L’eau n’est plus le principal problème des pliables

Les premiers modèles avaient aussi un gros point faible : leur résistance à l’eau et aux poussières.

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Les dernières générations ont fait de vrais progrès. Certains smartphones pliables bénéficient désormais d’une certification IP48.

Cette protection peut notamment couvrir une immersion accidentelle jusqu’à 1,5 mètre pendant 30 minutes, selon les conditions définies par le fabricant.

La poussière très fine reste plus délicate.

La présence d’une charnière impose toujours davantage de précautions, surtout avec le sable ou les petites particules susceptibles de se glisser dans le mécanisme.

La batterie des pliables n’est plus forcément leur faiblesse

L’autonomie a longtemps été un autre problème.

Faire entrer une grosse batterie dans un téléphone qui doit aussi accueillir une charnière n’est pas simple. Les fabricants ont donc adopté une solution différente : répartir la batterie en deux cellules, installées de part et d’autre du châssis.

Cette configuration permet de mieux exploiter l’espace disponible.

Les capacités atteignent désormais des niveaux bien plus rassurants. Le Samsung Galaxy Z Flip8 dispose de 4 300 mAh, tandis que le Galaxy Z Fold8 monte à 4 800 mAh.

Pour des appareils pliables, ce sont des valeurs nettement plus confortables qu’il y a quelques années.

Deux écrans ne consomment pas deux fois plus

Autre idée reçue : un smartphone pliable consommerait forcément beaucoup plus d’énergie parce qu’il possède deux écrans.

En pratique, les deux dalles ne restent presque jamais allumées en même temps.

Quand un modèle Fold est fermé, son grand écran interne est éteint. L’utilisateur se sert uniquement de l’écran extérieur.

Même principe sur un modèle à clapet.

À cela s’ajoutent des processeurs plus efficaces et des écrans capables de réduire leur fréquence de rafraîchissement lorsque toute la puissance n’est pas nécessaire.

Bref, deux écrans ne signifient pas automatiquement deux fois moins d’autonomie.

L’autonomie peut désormais rivaliser avec celle d’un smartphone classique

Sur les générations récentes, un pliable peut tenir une journée complète sans difficulté particulière, selon l’usage.

Tout dépend bien sûr du modèle.

Un grand Fold avec une énorme dalle interne sollicitée pendant plusieurs heures consommera davantage qu’un smartphone plus compact. À l’inverse, un modèle à clapet utilisé principalement fermé peut préserver davantage sa batterie.

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La différence avec les smartphones haut de gamme classiques s’est en tout cas considérablement réduite.

Le vrai frein est parfois beaucoup plus simple

Les problèmes techniques ne sont plus forcément la meilleure raison d’éviter un smartphone pliable.

Le véritable point de blocage peut être… le principe même du produit.

Un modèle à clapet oblige à ouvrir le téléphone régulièrement pour profiter de son écran principal. Un Fold demande de choisir entre son écran extérieur et sa grande dalle interne.

Certains adorent ce fonctionnement.

D’autres s’en lassent très vite.

Et sur ce point, aucune amélioration technique ne changera vraiment l’expérience.

Les pliables récents sont devenus bien plus crédibles

Le Galaxy Z Fold8 mise sur un grand écran intérieur, 12 Go de RAM et une batterie de 4 800 mAh.

Le Galaxy Z Flip8 conserve un format beaucoup plus compact avec 12 Go de RAM, un capteur principal de 50 Mpx et une batterie de 4 300 mAh.

Le Motorola Razr 50 Ultra joue lui aussi la carte du format à clapet, avec un processeur haut de gamme, une charge TurboPower et des appareils photo de 50 Mpx.

Le OPPO Find N2 Flip propose de son côté 8 Go de RAM, une charge rapide et un capteur principal de 50 Mpx.

Enfin, le Xiaomi MIX Flip associe 12 Go de RAM, un appareil photo développé avec Leica et un écran externe de 4 pouces.

Les smartphones pliables restent plus complexes et souvent plus chers qu’un modèle traditionnel. Mais leurs anciens défauts ne sont plus aussi évidents.

Écran fragile, autonomie médiocre, résistance limitée : ces critiques étaient beaucoup plus justifiées il y a quelques années qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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