Sony n’a toujours pas présenté officiellement la PlayStation 6, mais les informations techniques autour de sa future console deviennent de plus en plus précises. Une nouvelle fuite attribuée à l’insider matériel KeplerL2 détaille ce qui pourrait être le processeur personnalisé de la PS6, avec une architecture AMD Zen 6 pour le CPU et RDNA 5 pour la partie graphique.
Selon GameGPU, la conception du processeur aurait déjà atteint l’étape du « tapout ». Dans l’industrie des semi-conducteurs, cela signifie généralement que la conception physique du circuit est suffisamment avancée pour entrer dans les prochaines phases précédant la fabrication. Cela ne constitue toutefois pas une confirmation de Sony et les caractéristiques peuvent encore évoluer avant la commercialisation.
La PS6 utiliserait une puce gravée en 3 nm
Les informations rapportées évoquent une puce personnalisée conçue avec AMD et produite selon un procédé de gravure en 3 nm de TSMC. La partie processeur s’appuierait sur l’architecture Zen 6, tandis que le GPU utiliserait une déclinaison de RDNA 5.
La mémoire évoluerait également avec l’adoption de GDDR7, une technologie appelée à offrir davantage de bande passante que la GDDR6 utilisée par la génération actuelle. Sur une console, ce changement peut profiter aussi bien au rendu graphique qu’aux transferts de données entre le processeur et le GPU.
D’après les informations relayées par Push Square, la configuration matérielle de la PS6 serait désormais largement définie. Là encore, il s’agit d’informations provenant de sources non officielles et non d’une fiche technique publiée par PlayStation.
Jusqu’à 54 unités de calcul seraient évoquées
Une autre série d’informations attribue au GPU de la PS6 54 unités de calcul, avec une fréquence pouvant approcher les 3,6 GHz. Un bus mémoire GDDR7 de 160 bits est également mentionné.
Ces chiffres sont intéressants, mais ils ne permettent pas à eux seuls de déterminer les performances réelles d’une console. L’architecture du GPU, la bande passante mémoire, les outils de développement et les techniques de reconstruction d’image jouent désormais un rôle considérable.
C’est particulièrement vrai pour la valeur en téraflops, souvent utilisée pour comparer deux consoles alors qu’elle ne reflète qu’une partie de leurs capacités.
Le ray tracing pourrait faire un bond beaucoup plus important
La fuite avance une puissance graphique classique qui pourrait représenter environ deux fois les performances de la PS5, mais l’écart serait beaucoup plus important avec le ray tracing.
Push Square rapporte ainsi une estimation allant jusqu’à 12 fois les performances de la PS5 en ray tracing. Ce chiffre reste très théorique, mais il correspond à la stratégie déjà évoquée publiquement par Sony et AMD autour de futures architectures davantage adaptées au rendu avancé.
La PS6 devrait également profiter d’une nouvelle génération de la technologie PSSR, le système de reconstruction d’image introduit avec la PS5 Pro. Une meilleure reconstruction permettrait à Sony de viser des définitions et fréquences d’images élevées sans calculer chaque pixel en résolution native.
Une PS6 portable serait toujours dans les plans

Les informations autour de la puce principale arrivent alors qu’un autre projet continue d’être évoqué : une console PlayStation portable autonome.
Contrairement au PlayStation Portal, qui dépend principalement du streaming depuis une PS5 ou du cloud, cette machine serait capable d’exécuter des jeux localement. Des fuites distinctes rapportées par GameGPU évoquent même une compatibilité native avec des titres PS4 et PS5.
Sony n’a pas confirmé l’existence commerciale d’une telle machine. Le patron de PlayStation, Hideaki Nishino, avait néanmoins indiqué que l’entreprise réfléchissait à différentes façons d’adapter son matériel aux nouveaux usages des joueurs.
Une sortie en 2027 est évoquée, mais rien n’est acquis
Certaines sources placent actuellement le lancement de la PS6 autour de novembre 2027. Le fait que la conception de la puce soit potentiellement arrivée au stade du tapout rend ce calendrier techniquement envisageable, mais il ne permet pas de confirmer une date de commercialisation.
Des informations publiées plus tôt dans l’année avaient même évoqué la possibilité d’un lancement repoussé jusqu’en 2028 ou 2029 en fonction du coût de la mémoire et de la disponibilité des composants.
Pour l’instant, il faut donc retenir surtout trois éléments : Zen 6, RDNA 5 et GDDR7 apparaissent de plus en plus régulièrement dans les fuites entourant la PS6. Tant que Sony ne dévoilera pas officiellement sa prochaine génération, les fréquences, le nombre d’unités de calcul et les estimations de performances devront rester considérés comme provisoires.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.
