Microsoft Teams permet désormais de signaler directement un appel jugé suspect. La fonction vise les entreprises équipées de Microsoft Defender for Office 365 Plan 2 ou de Microsoft Defender XDR. Face aux fraudes vocales, aux usurpations d’identité et aux deepfakes, ce nouveau bouton peut accélérer la réaction des équipes de sécurité.
Teams permet de signaler un appel douteux en quelques clics
Microsoft Teams ajoute une option pour signaler un appel suspect depuis l’interface. L’utilisateur peut ainsi remonter une activité potentiellement malveillante ou indésirable.
Plus besoin de chercher le bon contact ou d’envoyer un message séparé à l’équipe informatique. Le signalement part directement depuis Teams.
C’est simple. Et surtout plus rapide.
La fonction concerne les organisations qui utilisent Microsoft Defender for Office 365 Plan 2 ou Microsoft Defender XDR. Elle s’intègre donc aux outils de protection déjà déployés dans l’entreprise.
Les administrateurs gardent la main sur la fonction
Les administrateurs Teams peuvent choisir d’activer ou non ce bouton pour les salariés. Ils peuvent aussi l’encadrer selon les règles internes de l’organisation.
Lorsqu’un utilisateur signale un appel, l’alerte peut être transmise aux équipes chargées de la sécurité. L’incident devient alors plus facile à analyser.
Ce fonctionnement réduit le temps perdu entre le premier doute et la vérification. Un point clé lorsqu’une demande urgente concerne un paiement, un accès sensible ou un document confidentiel.
Le bouton ne remplace pas les procédures internes. Il les rend plus accessibles.
Les faux appels deviennent plus difficiles à repérer
Les appels suspects ne se limitent plus aux numéros inconnus ou au spam classique. Les outils d’intelligence artificielle peuvent désormais imiter une voix, un visage ou une manière de parler.
Une fausse réunion peut ainsi sembler crédible. L’interlocuteur peut reprendre le nom d’un dirigeant, utiliser son image et demander une action immédiate.
Le piège peut viser un virement, l’ouverture d’un fichier ou la transmission d’identifiants. Quelques minutes suffisent parfois.
Dans ce contexte, un bouton de signalement visible peut devenir un vrai réflexe. Le salarié n’a pas besoin d’être certain qu’il s’agit d’une fraude. Un doute sérieux suffit pour déclencher une vérification.
Microsoft Teams ne détecte pas automatiquement les deepfakes
Microsoft ne présente pas cette fonction comme un outil capable de reconnaître automatiquement un deepfake. Le système repose d’abord sur le signalement humain.
L’utilisateur remarque un comportement étrange, une demande inhabituelle ou une incohérence. Il transmet ensuite l’appel aux outils de sécurité de l’entreprise.
L’analyse vient après.
Cette limite reste importante. Teams facilite l’alerte, mais ne garantit pas qu’un appel frauduleux sera identifié immédiatement.
Un outil utile face aux demandes urgentes
Les fraudes en entreprise jouent souvent sur la pression. Un faux responsable peut réclamer une validation rapide ou demander de contourner une procédure.
Le bouton de signalement donne une porte de sortie claire. Au lieu de poursuivre l’échange, l’utilisateur peut interrompre l’appel et prévenir immédiatement les équipes compétentes.
Cela ne bloque pas tous les risques. Mais cela raccourcit le chemin entre le doute et l’action.
Source : https://learn.microsoft.com/en-us/microsoftteams/end-user-reporting-teams-calling
Source : https://support.microsoft.com/en-us/teams/platform/what-s-new-in-microsoft-teams

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.
