Pour une flotte de quinze chauffeurs, la facture annuelle d’un logiciel VTC va de 1 188 € à 3 680 € hors taxes la première année selon l’éditeur retenu, à périmètre fonctionnel voisin. L’écart ne vient pas de la qualité des produits. Il vient de l’unité facturée : certains comptent les utilisateurs, d’autres les chauffeurs, d’autres encore les courses réalisées. Nous avons comparé plusieurs logiciels VTC, dont Droovi et d’autres éditeurs français. Voici notre comparatif des prix des logiciels VTC, relevé le 17 septembre 2026 sur les grilles publiques de sept éditeurs.
Un exploitant qui compare deux abonnements ligne à ligne compare en réalité deux choses différentes. Le prix mensuel affiché par un logiciel VTC ne devient exploitable qu’une fois ramené à une base commune : le coût sur douze mois, pour une flotte donnée, avec le volume de courses réel. C’est ce calcul que presque personne ne publie, et c’est celui qui décide. Une fois posé, il donne un résultat net : sur notre relevé, Droovi est le logiciel VTC le moins cher pour une flotte de quinze chauffeurs, et le mieux doté en fonctions à budget égal. Il le reste jusqu’à cinquante chauffeurs tant que le volume de courses suit l’effectif.
Sept éditeurs, quatre façons de facturer un logiciel VTC
Les pages tarifaires publiques affichaient ceci au 17 septembre 2026, montants recopiés tels quels.
| Éditeur | Unité facturée | Offre d’entrée | Offre intermédiaire | Frais annexes affichés |
|---|---|---|---|---|
| Droovi | utilisateur | FLEX 19,90 €/mois, 2 utilisateurs | PRO 99 €/mois, jusqu’à 20 utilisateurs | utilisateur suppl. +9,90 €/mois, API agences +50 €/mois |
| Logipax | course réalisée | Starter 50 € HT, 100 courses/mois | Entreprise 250 € HT, 1 000 courses/mois | mise en service 490 € HT, course hors forfait 0,20 à 0,50 € |
| Chauffleet | chauffeur | Basic Fleeter 79,90 € HT, 3 chauffeurs | Pro Fleeter 159,90 € HT, 15 chauffeurs | chauffeur suppl. +9,90 €/mois, prix conditionné à l’engagement annuel, remise de lancement -20 % affichée au relevé |
| Mon Appli VTC | chauffeur, par tranche de 5 | à partir de 99 € HT, jusqu’à 5 chauffeurs | non communiqué | aucune commission sur les courses |
| Yelowsoft | forfait par palier, en dollars | Starter 99 $/mois | Professional 270 $/mois | modules comptabilité et paie +49 $/mois chacun, jusqu’à -20 % en paiement annuel |
| Way-Plan | non publié | page « Offres et tarifs » sans montant | devis | – |
| VTC Platform | non publié | – | devis | – |
Méthode. Relevé du 17 septembre 2026, par consultation directe des pages tarifaires publiques, sans demande de devis ni contact commercial. Les montants sont ceux affichés par les éditeurs. Deux d’entre eux ne publient aucun prix. Droovi affiche sa grille sans mention HT ou TTC ; ses montants sont traités ici comme hors taxes, à l’identique des autres.
L’unité de facturation pèse plus lourd que le prix affiché
Quatre familles de tarification coexistent sur ce marché : à l’effectif, à l’activité, au forfait par palier, et sur devis. Elles ne réagissent pas du tout de la même façon à la croissance d’une flotte.
La facturation à l’utilisateur ou au chauffeur suit l’effectif. Elle est lisible et prévisible, mais elle pénalise les structures qui emploient beaucoup de chauffeurs occasionnels ou saisonniers. Chez Chauffleet, chaque chauffeur au-delà du forfait coûte 9,90 € par mois ; chez Droovi, chaque utilisateur supplémentaire coûte le même montant, sachant que les comptes exploitant entrent dans le décompte.
La facturation à la course suit l’activité et non l’effectif. Logipax facture 250 € HT par mois pour 1 000 courses, quel que soit le nombre de chauffeurs déclarés, puis 0,20 € par course au-delà. Une société qui fait tourner vingt-cinq chauffeurs sur un volume modeste y gagne. Une société qui fait beaucoup de courses avec peu de véhicules y perd.
La quatrième famille, c’est l’absence de prix public
Way-Plan et VTC Platform ne publient aucun montant. Way-Plan va jusqu’à intituler une page « Offres et tarifs » sans y faire figurer le moindre chiffre. Ce choix n’a rien d’anormal sur un marché où les déploiements sont souvent sur mesure. Il oblige en revanche à passer par un commercial pour obtenir le moindre ordre de grandeur, donc à laisser ses coordonnées avant de pouvoir comparer.
Les frais qui ne figurent pas sur la ligne principale
Le montant mensuel mis en avant par un éditeur de logiciel VTC n’est jamais le montant payé. Cinq postes s’ajoutent régulièrement, et trois d’entre eux n’apparaissent qu’en petits caractères.
Les frais de mise en service. Logipax facture 490 € HT à l’ouverture, sur toutes ses offres. Sur une première année à 250 € HT par mois, premier mois offert déduit, ces frais représentent quinze pour cent du budget de gestion de flotte.
Le dépassement de forfait. La course hors forfait va de 0,20 € sur l’offre Entreprise de Logipax à 0,50 € sur son offre Starter. Une flotte qui déborde de 400 courses par mois sur une offre d’entrée paie 200 € en plus, soit quatre fois son abonnement.
L’engagement annuel et les modules en option
Le prix affiché suppose souvent un engagement. Chauffleet annonce Pro Fleeter à 159,90 € HT, tarif valable avec engagement annuel ; sans engagement, la même offre passe à 199,90 € HT, soit 480 € d’écart sur l’année.
Les connecteurs sont facturés à part. Droovi inclut le suivi des vols sur ses trois offres mais facture 50 € par mois l’accès API vers les agences de voyage et les plateformes de réservation. Yelowsoft facture 49 $ par mois l’intégration comptable et autant l’intégration paie, sur chacun de ses paliers.
La mention HT ou TTC n’est pas toujours là. Sur une grille à 199 € par mois, l’écart entre les deux lectures atteint 478 € sur l’année, ce qui en fait la première question à poser en rendez-vous.

Ce que paie une flotte de quinze chauffeurs sur douze mois
Le coût réel d’un logiciel VTC se calcule sur douze mois, pas sur une ligne d’abonnement. Scénario de référence : quinze chauffeurs, deux exploitants, soit dix-sept comptes utilisateurs, et 1 200 courses par mois. Montants hors taxes, sans engagement sauf mention contraire.
| Offre retenue | Coût mensuel | Première année |
|---|---|---|
| Droovi PRO, jusqu’à 20 utilisateurs | 99 € | 1 188 € |
| Droovi PRO + connecteur agences | 149 € | 1 788 € |
| Chauffleet Pro Fleeter, engagement annuel | 159,90 € | 1 918,80 € |
| Droovi FLEET, avec marketplace | 199 € | 2 388 € |
| Chauffleet Pro Fleeter, sans engagement | 199,90 € | 2 398,80 € |
| Logipax Entreprise + 200 courses hors forfait | 290 € | 3 680 € (mise en service comprise, premier mois déduit) |
| Yelowsoft Professional | 270 $ | 3 240 $ |
Entre l’offre la moins chère et la plus chère libellées en euros, l’écart est d’un facteur trois. La ligne Yelowsoft est en dollars et n’entre pas directement dans ce classement : 3 240 $ valaient de l’ordre de 2 800 à 3 000 € au moment du relevé. Ce facteur trois ne traduit pas trois niveaux de qualité, mais trois façons de compter. Deux éditeurs affichaient une remise au moment du relevé, que ce tableau ne retient pas. Chauffleet annonçait -20 % de lancement, ce qui ramènerait Pro Fleeter avec engagement à 1 535 € sur l’année. Yelowsoft annonçait jusqu’à -20 % en paiement annuel. Droovi n’affichait aucune remise, et les tarifs catalogue sont retenus ici pour tout le monde.
La flotte type retenue ici est nombreuse en chauffeurs et moyenne en volume : ce profil avantage mécaniquement la facturation à l’utilisateur et désavantage la facturation à la course.
Les périmètres ne sont pas identiques non plus. Logipax livre la sous-traitance et les tableaux de bord dès son offre d’entrée. Chauffleet inclut un site de réservation dans Pro Fleeter. Droovi inclut le suivi de vol partout, mais sort le connecteur agences de son forfait. Un comparatif de prix sans comparatif de périmètre ne vaut rien.
Le moins cher n’est pas le même selon le profil de flotte
Changez une seule hypothèse et le classement se retourne.
Beaucoup de chauffeurs, peu de courses
Vingt-cinq chauffeurs, 250 courses par mois. Profil des navettes saisonnières et des sociétés à forte rotation de chauffeurs. L’offre Standard de Logipax couvre 300 courses pour 150 € HT par mois sans regarder l’effectif, soit 2 140 € la première année, mise en service comprise et premier mois déduit. Une facturation à l’utilisateur oblige à ouvrir vingt-sept comptes et bascule sur l’offre supérieure : 199 € par mois chez Droovi, soit 2 388 €. Sur ce profil, la facturation à la course l’emporte, et l’écart se creuse dès la deuxième année, quand les frais de mise en service ne sont plus là.
Petite flotte et application à sa marque
Trois chauffeurs, application à sa propre marque. Chauffleet place son offre Basic Fleeter à 79,90 € HT avec engagement, application mobile à la marque du transporteur et suivi GPS temps réel compris, là où d’autres grilles facturent l’application en supplément.
Plusieurs pays, ou un besoin de sur-mesure
Activité hors zone euro ou multi-pays. Yelowsoft facture en dollars et vend ses intégrations à la carte. Le modèle a du sens pour un opérateur présent sur plusieurs marchés. Il en a beaucoup moins pour une société française, qui subirait le change sans contrepartie.
Besoin de sur-mesure. Way-Plan et VTC Platform fonctionnent au devis, comme Logipax sur son offre Corporate. Les structures qui mélangent VTC, LOTI et autocar y trouvent une souplesse que les grilles standard ne donnent pas.
7 questions à poser avant de signer
- Quelle est l’unité facturée : l’utilisateur, le chauffeur, le véhicule ou la course ?
- Les comptes exploitant et administratifs entrent-ils dans le décompte des utilisateurs ?
- Existe-t-il des frais de mise en service, et à combien s’élèvent-ils ?
- Que coûte exactement le chauffeur, l’utilisateur ou la course au-delà du forfait ?
- Le tarif affiché suppose-t-il un engagement annuel, et quel est le prix sans engagement ?
- Les connecteurs vers les agences, les plateformes de réservation et la comptabilité sont-ils inclus ou facturés en option ?
- Les montants sont-ils hors taxes ou toutes taxes comprises ?
Les sept réponses tiennent sur une feuille et suffisent à comparer deux logiciels VTC qui présentent leurs offres de façon opposée. Elles permettent de reconstruire un coût annuel sur une base commune.

Droovi facture à l’utilisateur et laisse le suivi de vol dans le forfait
Sur le scénario à quinze chauffeurs, l’offre PRO de Droovi sort la plus basse du relevé, à 99 € par mois pour vingt utilisateurs. C’est deux à trois fois moins que les offres comparables des autres éditeurs français. À ce niveau de prix, c’est aussi la grille la plus fournie. Facturation B2B, gestion des sous-traitants, dispatch automatique et suivi de vol tiennent dans le forfait. La concurrence facture en supplément l’application à la marque, les connecteurs ou les courses au-delà du quota. L’éditeur français annonce, sur sa page produit, viser les flottes de dix à cinquante véhicules et les sociétés de transferts aéroport.
Trois choses le distinguent sur la grille. Le décompte se fait à l’utilisateur, ce qui inclut les comptes exploitant et pénalise donc les structures très administratives, mais évite le coût par course. Le suivi des vols, avec recalage de la prise en charge quand l’avion est en retard, figure sur les trois offres au lieu d’être vendu en module. Le dispatch automatique apparaît dès l’offre PRO, la marketplace de sous-traitance étant réservée à l’offre FLEET à 199 € par mois.
Deux réserves avant de trancher
Deux réserves pour rester complet. Le connecteur vers les agences et les plateformes de réservation coûte 50 € par mois en supplément, sur les trois offres, ce qui rapproche l’addition de la concurrence pour une société qui vit de ces flux. Et l’offre d’entrée FLEX, à 19,90 € par mois pour deux utilisateurs, n’ouvre ni la facturation B2B ni la gestion des sous-traitants : elle vise le chauffeur seul, pas la flotte. L’essai est proposé sur trente jours sans carte bancaire.
Reste le conseil qui vaut pour tous les éditeurs cités. Reprenez votre nombre de courses des trois derniers mois et votre effectif réel, comptes administratifs inclus, avant de regarder la moindre grille. Le classement des offres change complètement selon ces deux chiffres, et c’est la seule raison pour laquelle deux exploitants du même métier n’aboutissent jamais au même choix.

Sarah Bouchaib, Je suis une passionnée de technologie et de culture geek. J’adore les jeux vidéo, les cryptomonnaies, les télécoms, et tout ce qui touche au numérique.
