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Samsung 2 nm : le retard de production qui complique encore un accord avec Qualcomm

Samsung reste bloqué autour de 60 % de rendement sur sa gravure 2 nm, un niveau jugé insuffisant pour convaincre Qualcomm. Le concepteur américain devrait donc continuer à confier ses prochaines puces haut de gamme à TSMC. Cette situation freine la stratégie de diversification voulue par Qualcomm et maintient Samsung à distance sur l’un des marchés les plus disputés de l’industrie.

Qualcomm devrait encore confier ses futures puces 2 nm à TSMC

La prochaine génération de puces premium de Qualcomm devrait une nouvelle fois être fabriquée par TSMC. Selon les informations disponibles, la série Snapdragon 8 Elite Gen 6 est attendue sur le procédé 2 nm du fondeur taïwanais, ce qui réduit nettement les chances de voir Samsung signer un contrat de production cette année.

Pour Qualcomm, ce scénario n’est pas le plus confortable. Le groupe cherche depuis longtemps à s’appuyer sur plusieurs partenaires industriels afin de limiter sa dépendance à un seul acteur. À ce stade, cette stratégie de double approvisionnement reste difficile à mettre en place.

Le rendement du 2 nm de Samsung n’atteindrait pas encore le niveau demandé

Le principal frein viendrait du rendement de production. Samsung Electronics afficherait un taux d’environ 60 % sur son procédé 2 nm GAA, alors que Qualcomm viserait plutôt 70 % pour envisager une collaboration dans de bonnes conditions.

L’écart paraît réduit, mais il pèse lourd dans la réalité industrielle. Le rendement détermine directement le nombre de puces réellement exploitables sur une même tranche de silicium. Plus il est bas, plus les coûts augmentent et plus la production devient difficile à rentabiliser.

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Samsung conserve un avantage potentiel face au coût élevé de TSMC

TSMC garde une avance claire sur la stabilité de ses procédés de pointe, mais cette solidité a un prix. Ses technologies les plus avancées sont aussi connues pour leur coût très élevé, ce qui alimente depuis plusieurs mois l’idée d’un possible transfert partiel de production vers Samsung, aussi bien chez Qualcomm que chez MediaTek.

Dans les faits, un changement rapide semble peu probable. Les puces de nouvelle génération sont déjà engagées dans des phases avancées de conception et de test, ce qui laisse peu de marge pour modifier le partenaire chargé de la fabrication à court terme.

Samsung peut encore revenir dans la course avec une nouvelle version de son procédé

La situation n’est pas figée. Samsung prévoit de lancer une deuxième génération de son procédé 2 nm avant la fin de l’année, avec une adoption également envisagée pour ses propres puces maison.

Une amélioration du rendement pourrait donc relancer le dossier. Si Samsung parvient à combler son retard, Qualcomm pourrait retrouver un intérêt concret à répartir sa production entre plusieurs fondeurs. Dans un marché aussi tendu, cette capacité à réduire sa dépendance à TSMC reste un objectif important.

Pour l’instant, Samsung et Qualcomm semblent avancer à distance. Mais dans les semi-conducteurs, quelques points de rendement peuvent suffire à rebattre les cartes très vite.

Samuel

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.

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