La DDR5 pourrait encore grimper de 63 %, ce qui pousse de plus en plus d’acheteurs à regarder du côté de la DDR4 pour limiter le coût d’un nouveau PC. Sur le papier, l’idée paraît logique. En pratique, ce choix permet surtout d’économiser à court terme, avec un vrai risque de blocage pour les futurs upgrades.
La DDR4 coûte moins cher que la DDR5, mais l’écart ne suffit plus à la rendre évidente
La DDR4 reste plus accessible, mais elle n’a plus le statut de mémoire vraiment bon marché. Au début de l’année 2026, un kit de 32 Go de DDR4 coûtait environ 170 dollars. Avec la tension sur le marché des puces et la demande liée à l’intelligence artificielle ainsi qu’aux centres de données, son prix est ensuite monté à 260 dollars, avant de retomber autour de 220 dollars.
En face, un kit de 32 Go de DDR5 dépassait les 360 dollars sur la même période, avec des pointes proches de 440 dollars. L’écart reste important, mais il ne faut pas oublier que la hausse touche aussi d’autres composants, notamment les SSD. Résultat : même en visant une configuration plus raisonnable, la facture finale continue de gonfler.
Le principal problème de la DDR4, c’est qu’elle ferme la porte aux évolutions futures
Choisir la DDR4 en 2026 peut sembler malin pour réduire la dépense immédiate. Le souci, c’est que ce standard arrive clairement en fin de parcours. Pour un PC moderne, souvent vendu ou assemblé au-delà de 1 000 dollars, beaucoup d’utilisateurs espèrent encore pouvoir changer de processeur ou faire évoluer la plateforme dans les prochaines années.
Or, AMD a déjà tourné la page de la DDR4 avec la plateforme AM4. Chez Intel, cette mémoire reste prise en charge sur certaines puces des 12e, 13e et 14e générations, mais les plateformes les plus récentes misent désormais sur la DDR5. Autrement dit, partir aujourd’hui sur de la DDR4 revient à accepter un potentiel d’évolution bien plus limité.
Intel permet encore un montage de transition dans certains cas
La DDR4 n’est pas totalement à écarter pour autant. Sur certaines configurations Intel, elle peut encore servir de solution intermédiaire. L’idée consiste à monter un PC avec de la DDR4 pour contenir le budget, puis à envisager un passage à la DDR5 plus tard, lorsque les prix seront devenus plus supportables.
Ce scénario peut avoir du sens, mais il demande de choisir sa configuration avec soin. Toutes les cartes mères ne permettent pas la même souplesse, et toutes les plateformes ne se prêtent pas à cette stratégie. Ce n’est donc pas une option universelle, même si elle peut dépanner dans une période où chaque composant pèse lourd dans le budget.
La DDR4 reste cohérente pour un PC à petit prix, pas pour une machine durable
Pour une configuration vraiment budget, la DDR4 garde un intérêt concret. Celui qui veut monter un PC immédiatement, sans dépenser trop, peut encore y trouver son compte. Dans ce cas, le but n’est pas de préparer les cinq prochaines années, mais d’obtenir une machine fonctionnelle au coût le plus bas possible.
Il faut simplement être lucide sur la contrepartie : la durée de vie technologique de la plateforme sera plus courte. Et dans le contexte actuel de pénurie et de tension sur les puces, rien ne garantit une baisse marquée des prix dans un avenir proche, même si la demande ralentit.
Pour ceux qui peuvent se le permettre, partir directement sur une plateforme plus récente reste le choix le plus solide. Pour les budgets serrés, la DDR4 reste exploitable en 2026, mais davantage comme une solution d’attente que comme un vrai investissement sur la durée.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
