Les derniers plans de GTA 6 ont quelque chose de plus régulier. Digital Foundry n’y retrouve plus les petits à-coups de caméra et d’animation qu’il avait repérés dans les vidéos précédentes. Son analyse, publiée le 16 octobre après le trailer du 15, relève un progrès encourageant dans la régularité des animations. Elle ne confirme pas que le problème a disparu de tout le jeu.
L’enjeu dépasse le spectacle du trailer : si cette amélioration tient pendant une partie, les mouvements pourraient paraître plus naturels sans qu’il soit nécessaire d’augmenter le nombre d’images par seconde.
Une caméra peut saccader sans baisse du nombre d’images par seconde
Dans son analyse technique du trailer, Digital Foundry distingue deux choses souvent confondues : la fréquence de production des images et le rythme auquel les personnages ou la caméra se déplacent à l’intérieur de ces images. La première peut rester stable pendant que les secondes avancent de manière irrégulière.
À l’écran, le personnage ou le décor semble avancer par petits à-coups, alors que le rythme d’affichage reste stable. Les analystes associent ce comportement à plusieurs jeux reposant sur le moteur RAGE, depuis GTA IV. Ils l’avaient aussi repéré dans les précédentes présentations de GTA 6, dont l’Extended Look.
Le nouveau trailer ne présente plus cette irrégularité caractéristique dans les passages examinés, y compris lors de lents mouvements de caméra où elle aurait pu apparaître. C’est l’élément qui retient leur attention, davantage qu’une simple impression générale de graphismes plus beaux.
Un trailer plus régulier ne promet pas 60 images par seconde
Une meilleure régularité des animations peut améliorer la perception du mouvement sans changer la fréquence d’affichage visée. Ce constat ne prouve donc ni l’existence d’un mode 60 FPS ni les performances des différentes consoles. Digital Foundry n’annonce pas de mesure complète du jeu commercialisé.
Les analystes conservent aussi une explication alternative : Rockstar a pu choisir des plans qui exposent moins le défaut. Le montage d’une bande-annonce ne permet pas de provoquer librement une situation difficile, de déplacer la caméra à volonté ou de comparer plusieurs passages identiques.
Si la correction se retrouve dans les phases jouables, son intérêt sera concret : des déplacements plus cohérents à regarder, même lorsque le jeu conserve la même cadence d’affichage. C’est ce que de longues séquences de jeu permettront de départager.
Le trailer ne confirme pas l’utilisation du QSSR
Digital Foundry estime par ailleurs que la vidéo repose sur une image calculée autour de 1440p puis reconstruite en 4K, avec des bandes noires. Cette lecture du trailer ne constitue pas une annonce de résolution finale pour chaque console. Les spécialistes ne peuvent pas davantage confirmer l’utilisation du QSSR, la technologie de reconstruction de Sony, et penchent plutôt pour son absence dans cette vidéo.
La reconstruction cherche à produire une image plus détaillée à partir d’une définition inférieure. Son éventuelle présence répondrait donc à une question de qualité d’image, distincte du rythme des animations. Le trailer laisse ces deux chantiers ouverts, sans dévoiler les réglages propres à chaque console.
Pour revoir les plans concernés, la bande-annonce officielle de Rockstar reste le point de départ. Nous avions déjà abordé ce trailer et sa musique signée Justice ; l’intérêt est ici technique. Les prochaines démonstrations devront surtout montrer si cette régularité se maintient lorsque le joueur prend la main, au-delà des plans choisis pour la vidéo.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.


