Après une fuite de données, méfiez-vous des messages qui proposent de vous aider

Un courriel peut citer votre adresse ou votre IBAN sans venir d’un organisme digne de confiance. La précision des informations qu’il contient ne prouve pas l’identité de son expéditeur.

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Après une fuite de données, méfiez-vous des messages qui proposent de vous aider

Vous apprenez que vos données ont fuité, puis un courriel propose de les faire supprimer d’Internet. Le message cite votre identité, votre adresse, parfois votre IBAN : il peut sembler particulièrement bien informé. C’est précisément la situation contre laquelle la CNIL a alerté le 24 juin 2026. Son avertissement reste utile après chaque nouvelle fuite ; il ne décrit pas une campagne apparue aujourd’hui.

La commission explique avoir été informée de messages adressés à des personnes victimes de violations de données. Leurs expéditeurs présentent un service censé intervenir auprès de plateformes où les informations seraient diffusées. Certaines dénominations évoquent des ligues ou associations de protection des données, ce qui peut donner une apparence institutionnelle à la démarche.

Vos vraies données ne prouvent pas que le message vient d’un protecteur

Dans son avertissement original, la CNIL précise que les courriels peuvent reprendre des informations réelles issues de fichiers volés. Leur exactitude ne valide donc pas le service proposé. Elle peut simplement signifier que l’expéditeur dispose déjà de données qui circulent.

Le message peut aussi citer le numéro de téléphone de la CNIL sans qu’il existe de relation avec elle. Une coordonnée officielle recopiée dans un courriel ne constitue ni une habilitation ni une preuve de partenariat.

Il faut séparer deux vérifications : les données citées sont-elles les vôtres, et qui vous écrit réellement ? Une réponse positive à la première question ne répond pas à la seconde. Fournir un document supplémentaire pour « confirmer » son identité peut alors enrichir un dossier déjà trop détaillé.

Pour vérifier, ouvrez vous-même le site officiel

La CNIL recommande de ne pas répondre à ces messages, de ne pas utiliser leurs liens et de ne pas transmettre d’informations ou de justificatifs supplémentaires. L’idée n’est pas de renoncer à agir après une fuite : elle est de choisir soi-même un canal de confiance.

Pour consulter des ressources officielles, ouvrez directement le site de l’organisme concerné ou celui d’un service public d’assistance, plutôt qu’une adresse proposée par le courriel. Un message alarmant peut vous pousser à agir vite ; vous pouvez décider de vérifier son origine avant toute démarche.

Notre guide sur les réflexes après une fuite couvre les actions plus générales. Le piège décrit ici intervient après : la connaissance de votre situation sert à rendre une nouvelle sollicitation crédible.

Une offre d’aide n’est pas une preuve d’autorité. Le détail le plus convaincant du message peut provenir du fichier volé lui-même. C’est pourquoi la première information à vérifier reste l’expéditeur, et non la quantité de données personnelles qu’il est capable de recopier.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

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