Les petits robots français Microduck se sont invités sur la scène de Nvidia

Derrière leur allure de canard, ces bipèdes servent à apprendre des mouvements et à les transférer sur du matériel réel. La démonstration berlinoise offre un aperçu de ce projet bordelais.

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Les petits robots français Microduck se sont invités sur la scène de Nvidia

Ils ne mesurent que 25 centimètres, mais ont trouvé une place sur la scène de Jensen Huang. Le 21 octobre à Berlin, le patron de Nvidia a partagé sa démonstration avec des Microduck, les petits robots bipèdes de Pollen Robotics, l’équipe bordelaise de robotique de Hugging Face. Ces machines bordelaises offrent une entrée très concrète dans l’IA : apprendre à tenir debout, marcher et recommencer après une chute.

Reuters rapporte une séquence où les robots devaient notamment se coucher : trois ont obéi immédiatement, un quatrième a demandé davantage d’insistance. Il ne faut pas y voir une machine qui décide de défier son présentateur. Une démonstration physique dépend du comportement entraîné, de la commande et des conditions réelles d’exécution.

Ce canard mécanique sert à apprendre à un robot à bouger

Le dossier de presse de Pollen Robotics décrit un robot doté de quinze moteurs et d’un ensemble logiciel ouvert. Le principe est d’entraîner des comportements dans un environnement simulé, puis de les faire fonctionner sur le matériel. La simulation permet de travailler les mouvements avant de confronter le robot aux contraintes du monde réel.

Les comportements annoncés comprennent la marche, les positions assise et debout ainsi que la capacité à se relever depuis plusieurs positions de chute. Une manette est prévue pour pouvoir commencer à jouer avec le robot avant d’écrire du code. Cela en fait un objet d’expérimentation, davantage qu’un assistant chargé d’entretenir une maison.

Le logiciel ouvert ne signifie pas que tout le matériel est ouvert. Le fabricant le précise : l’ouverture concerne la pile logicielle, pas les plans mécaniques et électroniques. Cette différence compte pour les développeurs qui veulent comprendre ce qu’ils pourront modifier et partager.

Un projet français déjà présenté avant la conférence

La présence à Berlin est nouvelle ; Microduck n’a pas été inventé pour cette scène. Les précommandes ont ouvert le 27 août. L’équipe vise des premières livraisons avant Noël 2026, un objectif annoncé qui doit encore se concrétiser. L’Europe figure parmi les marchés prévus au lancement.

Le reportage de Reuters replace la séquence dans les ambitions de Nvidia pour la robotique européenne. Pour Microduck, l’intérêt se joue à une autre échelle : rendre visibles et modifiables les comportements d’une petite machine que l’on peut poser devant soi.

Apprendre un mouvement dans un simulateur ne garantit pas qu’il se reproduira parfaitement sur scène. L’écart entre les deux est précisément une partie du travail que ce robot veut rendre accessible.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

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