Android : un SMS peut faire planter les appels, voici où en est le correctif

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Un message reçu en arrière-plan peut suffire à couper les appels d’un smartphone Android. Pas de lien à ouvrir, pas de pièce jointe à télécharger : le chercheur Mark Blaszczyk a rendu public le 29 octobre un défaut du service de téléphonie, baptisé « SMS of Death ». Google a développé un correctif ; son arrivée sur chaque téléphone doit encore être vérifiée. Le danger documenté concerne la disponibilité des appels, y compris vers les secours.

Le message ne ressemble pas à un SMS de phishing

Dans son rapport technique original, le chercheur décrit un message de données spécialement malformé qui fait échouer le composant chargé de la téléphonie. Le message ne s’affiche pas comme une conversation ordinaire dans la boîte de réception. Le destinataire n’a donc pas à cliquer pour déclencher le problème.

Cette particularité rend les conseils habituels contre le phishing insuffisants pour ce cas précis. Reconnaître un faux lien reste utile contre les escroqueries, mais ne répare pas un défaut dans le traitement logiciel d’un message reçu en arrière-plan. La réponse pertinente passe ici par la mise à jour du système.

Un appel coupé ne prouve pas que votre téléphone a subi cette attaque

Une perte de réseau, un incident opérateur ou un bug de l’application Téléphone peut produire un symptôme voisin. Le rapport établit un scénario reproductible ; il ne permet pas d’attribuer à cette faille toutes les communications interrompues. Les informations consultées ne démontrent pas non plus une campagne massive contre les utilisateurs français.

Pourquoi un redémarrage ne règle pas forcément le problème

Le risque vient aussi du retraitement du message : si le système tente à nouveau de l’interpréter, le service peut planter plusieurs fois. Le chercheur décrit des situations où l’appareil devient très difficile à utiliser. Réinitialiser son téléphone au premier appel coupé serait pourtant une réponse disproportionnée et destructrice pour ses données.

Le défaut documenté est un déni de service : il empêche une fonction de fonctionner normalement. Le rapport ne démontre pas un accès aux photos, aux comptes ou aux mots de passe. Le problème décrit est déjà sérieux : le téléphone peut cesser d’assurer sa fonction la plus élémentaire, sans intervention de son propriétaire.

Google a corrigé le code, les fabricants doivent distribuer la réparation

Les sources s’accordent sur l’existence d’un correctif développé par Google en juin. Le chercheur le rattache à la livraison de sécurité d’octobre pour Android 14 à 17. Android Authority rapporte également les précisions de GrapheneOS, qui évoque une transmission anticipée aux fabricants et une inscription au bulletin de novembre. Le média a demandé à Google de clarifier ce calendrier.

Un correctif transmis à un constructeur n’est pas automatiquement installé sur votre smartphone. Entre les deux interviennent l’intégration, les tests et la distribution pour la référence et le pays concernés. Il serait donc imprudent de garantir la protection de toute une marque à partir du seul mois affiché dans un article.

Modèle, version et correctif : les trois informations à vérifier

  • La référence complète du téléphone, pas seulement le nom de la gamme.
  • La version d’Android et le niveau du correctif de sécurité.
  • Les mises à jour officielles encore proposées par le fabricant.

Installez les corrections proposées depuis les réglages officiels. Si l’appareil ne reçoit plus de mises à jour, demandez au fabricant si ce défaut précis est pris en charge : une ancienne version ne peut pas être déclarée protégée simplement parce que d’autres modèles ont reçu Android 17. Les déploiements récents, comme celui du Motorola Edge 70 Pro en Europe, montrent justement pourquoi il faut suivre les références séparément.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel Le Goff

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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