Et si votre montre pouvait repérer une tension trop élevée sans que vous n’ayez rien à faire ? Des indices cachés dans la dernière version de l’application Fitbit (4.53) montrent que Google entraîne le Pixel Watch à reconnaître les signes d’hypertension. Un programme baptisé « Fitbit Hypertension Study » recruterait des volontaires équipés d’un tensiomètre classique, avec une compensation de 50 dollars en contrepartie de leur participation. Une ambition forte, mais semée de défis techniques et réglementaires.
Ce que révèle le code de l’application Fitbit
Des références découvertes dans l’application Android Fitbit évoquent un futur essai clinique intitulé « Fitbit Hypertension Study », repéré par un média spécialisé. Le fonctionnement envisagé est détaillé dans le code :
- Recrutement de volontaires par Google.
- Port du Pixel Watch pour collecter les données de ses capteurs.
- Mesure simultanée de la tension avec un tensiomètre traditionnel.
- Compensation de 50 dollars à la fin de l’étude, avec restitution de l’appareil.
Cette fonctionnalité n’est pas encore disponible sur les modèles actuels. Ces mentions traduisent surtout la volonté de constituer une base de données afin d’entraîner des algorithmes capables d’estimer la tension à partir des capteurs optiques de la montre.
Hypertension, le tueur silencieux : pourquoi c’est déterminant
Souvent invisible, l’hypertension accroît fortement les risques d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et de maladies cardiovasculaires graves. Des millions de personnes vivent avec une tension trop élevée sans le savoir. Une surveillance discrète au poignet, avec alertes précoces, pourrait changer la donne : plus de dépistages, des traitements engagés plus tôt et moins de complications.
Le défi majeur : mesurer la tension sans brassard
La difficulté consiste à estimer la tension sans brassard. La plupart des montres connectées utilisent la photopléthysmographie (PPG), qui analyse le flux sanguin à travers la peau. Obtenir une mesure fiable de la tension à partir de ces données est un défi scientifique de taille. Certains fabricants s’y sont essayés : la montre Samsung Galaxy Watch, par exemple, propose déjà cette fonction, mais elle exige des étalonnages réguliers avec un tensiomètre classique, ce qui limite son autonomie et son côté pratique.
L’obstacle final : l’homologation médicale
Même avec un algorithme précis, il reste l’étape la plus complexe : l’approbation des autorités de santé. Pour pouvoir présenter officiellement son Pixel Watch comme un outil de détection de l’hypertension, Google devra soumettre cette fonction à une évaluation stricte par des organismes comme la FDA aux États-Unis ou leurs équivalents européens. Cela implique des essais cliniques solides, un processus long et coûteux. C’est l’une des raisons pour lesquelles aucune mesure de tension sans brassard, totalement autonome et validée médicalement, n’est encore accessible au grand public.
Cette découverte dans le code Fitbit montre clairement que Google veut transformer son Pixel Watch en véritable outil de santé préventive. Le chemin reste long, mais les bases de ce projet ambitieux commencent déjà à prendre forme.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
