Plusieurs gouvernements ont pris des mesures contre DeepSeek, une intelligence artificielle chinoise, en raison de risques liés à la sécurité nationale et à la protection des données. Certains redoutent que la plateforme ne facilite le transfert d’informations sensibles vers des entités affiliées à l’État chinois.
Pourquoi DeepSeek inquiète autant les gouvernements ?
DeepSeek est accusé de mettre en danger la confidentialité des données de ses utilisateurs. En vertu de la loi chinoise sur le renseignement national, les entreprises basées en Chine peuvent être obligées de partager leurs données avec les autorités. Le manque de transparence sur la gestion des informations personnelles soulève également des doutes sur d’éventuelles fuites ou partages non autorisés.
Ces pays ont déjà banni DeepSeek : qui sont-ils et pourquoi ?
- 🇦🇺 Australie : interdiction sur tous les appareils gouvernementaux pour protéger la sécurité nationale. Les agences concernées doivent supprimer immédiatement l’application.
- 🇰🇷 Corée du Sud : bannissement sur les appareils des fonctionnaires et enquête en cours sur la gestion des données. Des entreprises sensibles, comme Korea Hydro & Nuclear Power, ont également bloqué DeepSeek.
- 🇮🇹 Italie : restrictions imposées par l’Autorité italienne de protection des données, qui exige plus de transparence sur les pratiques de collecte d’informations.
- 🇹🇼 Taïwan : interdiction totale dans les administrations publiques et blocage du réseau gouvernemental pour éviter tout risque d’espionnage.
Les États-Unis vont-ils suivre ? Les premières mesures déjà en place
DeepSeek n’est pas encore interdit aux États-Unis, mais la pression monte. La NASA a déjà banni l’application, tandis que la marine américaine recommande d’éviter son utilisation. Par ailleurs, un projet de loi est en préparation pour interdire la plateforme sur les appareils gouvernementaux, face aux risques de cybersécurité.
Quelles données DeepSeek collecte-t-il vraiment ?
DeepSeek enregistre une grande quantité d’informations personnelles, notamment :
- Coordonnées personnelles : adresse e-mail, numéro de téléphone, mot de passe, date de naissance.
- Historique des conversations, incluant toutes les interactions avec le chatbot.
- Données techniques : adresse IP, comportement de frappe, informations sur le système d’exploitation.
- Partage avec des tiers : des partenaires publicitaires et prestataires externes, sans précision sur la durée de conservation des données.
DeepSeek vs ChatGPT : pourquoi OpenAI est-il perçu différemment ?
Contrairement à DeepSeek, ChatGPT d’OpenAI est soumis à des réglementations strictes, notamment en Europe. Les gouvernements occidentaux estiment pouvoir mieux contrôler OpenAI, tandis que les IA chinoises comme DeepSeek sont considérées comme une menace potentielle en raison de leur opacité.
DeepSeek peut-il encore survivre face aux interdictions ?
DeepSeek s’est imposé sur le marché grâce à un modèle économique ultra-compétitif. Alors que GPT-4 d’OpenAI a nécessité plus de 100 millions de dollars, DeepSeek a développé son modèle avec moins de 6 millions. Cette montée en puissance a même contribué à une chute de 17 % de la valeur des actions Nvidia, provoquant un réajustement majeur dans l’industrie de l’IA.
Avec l’augmentation des restrictions et la méfiance des gouvernements, l’avenir de DeepSeek est plus incertain que jamais. Cette affaire reflète surtout la tension croissante entre innovation technologique et impératifs de sécurité nationale.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
