Starlink : Zelensky affirme que des limites actives en Ukraine disparaissent dans l’UE

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Starlink : Zelensky affirme que des limites actives en Ukraine disparaissent dans l’UE
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La connexion est revenue, mais certaines restrictions resteraient en place. Volodymyr Zelensky affirme ce 17 octobre que des terminaux Starlink restent limités en Ukraine, alors que des essais dans l’Union européenne auraient permis de dépasser le même seuil. Son propos concerne des usages militaires et relance les questions sur les perturbations signalées depuis le 14 octobre.

161 km/h : une limite de déplacement, pas de débit Internet

Selon les propos du président ukrainien rapportés par le Kyiv Independent le 17 octobre, une limite demeure autour de 161 km/h. Il s’agit ici de la vitesse à laquelle se déplace l’équipement connecté, pas d’un débit Internet exprimé en mégabits par seconde.

Ce seuil gênerait notamment des drones utilisés pour intercepter des appareils russes rapides. Zelensky évoque aussi des difficultés pour d’autres missions, dont l’acheminement de ravitaillement vers les soldats. Ces effets sont décrits par les autorités ukrainiennes ; ils ne proviennent pas de mesures réalisées par Menow.

Des dysfonctionnements avaient été signalés le 14 octobre, puis un rétablissement de la connexion annoncé le lendemain. Le retour du signal n’aurait donc pas rétabli toutes les possibilités d’usage : la déclaration du 17 porte sur les restrictions qui subsisteraient après ce retour du service.

Selon Zelensky, les mêmes terminaux dépassent ce seuil dans l’UE

Zelensky affirme que Kyiv a envoyé dans l’Union européenne plusieurs véhicules équipés de ses terminaux pour les tester. Ces essais auraient permis de dépasser la vitesse à laquelle la connexion devient problématique en Ukraine. Le président en déduit que la limitation vise son pays et conteste l’explication de simples difficultés techniques.

L’intérêt de cette déclaration tient à la comparaison entre deux territoires. Elle repose pour l’instant sur le récit du président ukrainien : sans protocole publié, relevés ou détail des configurations dans les sources consultées, les conditions exactes de ces essais ne sont pas vérifiables indépendamment.

Qui a décidé des restrictions ? Des sénateurs demandent une enquête

Le dossier concerne aussi Starshield, le service destiné aux usages gouvernementaux et militaires. Une lettre publiée par des sénateurs américains le 15 octobre demande à l’inspection générale du département de la Défense d’enquêter sur les perturbations et les responsabilités éventuelles de l’administration ou de ses prestataires.

Les élus demandent notamment de préciser qui connaissait les restrictions, si les utilisateurs avaient été avertis et quelles mesures correctrices sont engagées. Leur demande d’enquête n’est pas une conclusion sur l’origine des décisions.

Pour la France et ses partenaires européens, l’affaire pose la question du contrôle d’une infrastructure critique. C’est un enjeu différent des limites pratiques de Starlink au quotidien. Les faits rapportés ici portent sur des usages militaires en Ukraine : ils ne décrivent pas une nouvelle restriction des abonnements résidentiels en France.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel Le Goff

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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