Les smartphones abordables de Samsung subissent à leur tour la pression du coût des composants. Selon Electronic Times, le constructeur aurait demandé à ses fournisseurs de réduire les volumes liés aux Galaxy A d’environ 20 % au quatrième trimestre, par rapport au plan établi initialement. Une information industrielle qui concerne une gamme très présente dans les achats grand public, mais qui ne démontre pas une pénurie en magasin en France.
Le rapport publié le 26 octobre s’appuie sur des interlocuteurs du secteur interrogés le 25. Samsung privilégierait davantage les modèles Galaxy S et Galaxy Z, dont les marges permettent mieux d’absorber l’augmentation du prix des composants. Le constructeur n’a pas transformé ces indications de fournisseurs en annonce commerciale détaillée pour les clients français.
Les 20 % portent sur le plan de production, pas sur les ventes
Dans son enquête sur les Galaxy A, Electronic Times décrit une baisse des commandes de composants par rapport au programme prévu au début de l’année. Ce n’est pas une comparaison directe entre les ventes du quatrième trimestre 2026 et celles du même trimestre de 2025.
Les trois notions doivent rester séparées. Les commandes servent à préparer la fabrication ; la production correspond aux appareils assemblés ; les ventes aux utilisateurs dépendent ensuite des stocks et de la distribution. Une réduction du programme industriel ne se traduit donc pas automatiquement par le même pourcentage de téléphones en moins dans les rayons français.
Un interlocuteur du média évoque également un ordre de grandeur d’environ dix millions d’unités sur une base annuelle. Cette estimation ne doit pas être additionnée mécaniquement à la baisse trimestrielle comme s’il s’agissait de deux réductions indépendantes annoncées par Samsung. Le rapport décrit les effets attendus d’un ajustement du plan.
La mémoire pèse davantage sur les téléphones les moins chers
La hausse du coût de la RAM et du stockage est au centre de l’explication. Le rapport mentionne aussi les difficultés d’approvisionnement en matériaux pour les circuits imprimés et certains composants, dans un contexte où les activités liées à l’IA mobilisent des ressources.
La logique économique est simple : lorsque les pièces deviennent plus coûteuses, leur poids dans le prix de fabrication est plus difficile à absorber sur un appareil vendu moins cher. Concentrer une partie des ressources sur des smartphones à plus forte marge peut protéger la rentabilité, tout en réduisant les volumes de la gamme d’accès.
Le sujet dépasse donc la seule présence de nouveautés dans la prochaine génération. Il touche au rapport entre le prix proposé, les caractéristiques et les quantités que le fabricant juge rentables à produire. Le risque évoqué par les sources industrielles est de voir les constructeurs relever leurs prix ou arbitrer davantage entre composants, sans que ces deux scénarios soient déjà établis pour chaque futur Galaxy A.
Un risque pour les prix, pas une hausse française déjà annoncée
Les tensions sur la production Samsung avaient déjà fait l’objet de rapports au début d’octobre. Le nouvel apport d’Electronic Times est de cibler le plan Galaxy A et d’évoquer aussi une possible nouvelle baisse de plus de 10 % l’an prochain. Cette perspective pour 2027 reste elle aussi attribuée à des sources du secteur.
Pour un acheteur français, ce rapport ne permet ni de chiffrer le prix du prochain modèle ni de conclure qu’un Galaxy A actuellement disponible va disparaître. Les stocks existants, les offres des distributeurs et les futures décisions tarifaires ne sont pas mesurés par ce chiffre de production. Une baisse de 20 % du plan industriel n’est pas une annonce de hausse de 20 % du prix des téléphones.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.



