IPTV illégale : 1 954 adresses bloquées au Chili, et une alerte sur les données des utilisateurs

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Au Chili, la lutte contre les services de télévision pirates s’accompagne désormais d’un avertissement sur les données des spectateurs. Le régulateur Subtel annonce un total de 1 954 adresses bloquées entre juin et octobre. Son bilan, publié le 27 octobre, concerne les fournisseurs d’accès chiliens : il ne décrit pas une nouvelle opération de blocage en France.

1 954 adresses, pas 1 954 entreprises démantelées

Le chiffre rassemble des URL associées à plusieurs plateformes et à leurs variantes. Le communiqué de Subtel cite notamment MagisTV, FlujoTV et XuperTV. Une même marque peut utiliser plusieurs adresses ou sites miroirs. Compter ces accès n’équivaut donc pas à compter autant de réseaux indépendants supprimés.

765 URL ont été bloquées en octobre, sur les 1 954 recensées depuis juin, soit environ 39 % du total. Près de quatre adresses sur dix du bilan ont donc été bloquées pendant ce seul mois. Le régulateur ne donne pas de mesure correspondante du nombre de spectateurs ayant abandonné ces services.

Les opérateurs appliquent une décision judiciaire

La procédure repose sur une décision du 19e tribunal civil de Santiago, obtenue à la suite d’une action de Warner Bros. L’identification technique des adresses passe par l’Alliance contre le piratage numérique ; Subtel transmet ensuite les demandes aux fournisseurs d’accès concernés.

Pourquoi le régulateur parle aussi de mots de passe et de fraude

Subtel avertit que les applications non autorisées peuvent exposer des données sensibles et les appareils de leurs utilisateurs. Son message associe ainsi la protection des données à la lutte contre le piratage. Il s’agit d’une alerte générale du régulateur, pas de la démonstration qu’une application aurait dérobé les mots de passe de chaque spectateur.

TorrentFreak relève aussi les limites des blocages : plusieurs marques ou copies restent faciles à trouver. La multiplication des adresses explique pourquoi une mesure peut devoir être complétée au fil du temps. Une adresse qui répond encore ne prouve pas que le service est autorisé.

Un blocage à l’étranger ne crée pas une sanction française

En France, ce bilan doit être lu comme une actualité internationale. Ce bilan chilien n’annonce aucune amende automatique pour un abonné en France. Il rappelle en revanche qu’un accès à des chaînes et la confiance à accorder à l’application qui les diffuse sont deux questions différentes.

Avant de confier des identifiants ou un paiement à une plateforme, cherchez une entreprise identifiable et les informations sur les contenus qu’elle est autorisée à distribuer. Le nombre de chaînes promis n’apporte aucune réponse à ces deux vérifications.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

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