Payer sans contact avec un iPhone ne devrait pas forcément conduire à utiliser Apple Pay dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui au Royaume-Uni. Le régulateur britannique a ouvert le 20 octobre une consultation pour faciliter l’accès des entreprises à la technologie NFC d’Apple. Son objectif : réduire les obstacles techniques et commerciaux rencontrés par les services concurrents.
Le débat porte sur l’accès à la puce, pas seulement sur une application
La Competition and Markets Authority propose de revoir les conditions dans lesquelles des entreprises peuvent bâtir des services sans contact sur iPhone. Les frais d’accès, les restrictions techniques et les conditions imposées font partie des points examinés.
Le NFC assure une communication à courte distance avec un terminal ou un autre équipement compatible. Sur un smartphone, rendre cette fonction accessible à davantage de services peut permettre à plusieurs portefeuilles ou applications de proposer leur propre parcours. Il ne suffit donc pas qu’une application soit installable : elle doit aussi disposer des accès nécessaires à son fonctionnement.
La CMA présente ses propositions comme un moyen d’ouvrir davantage la concurrence, notamment pour les entreprises financières britanniques. Des conditions plus accessibles pourraient favoriser de nouvelles offres. Cela ne permet pas de promettre que chaque banque proposera rapidement un portefeuille, ni que tous les services seront gratuits pour l’utilisateur.
La consultation britannique ne modifie pas les règles françaises
Le périmètre est le Royaume-Uni. Les dispositions et engagements applicables dans l’Union européenne relèvent d’un cadre distinct. Les lecteurs français ne doivent donc pas interpréter cette consultation comme l’activation immédiate d’une nouvelle fonction dans les réglages de leur iPhone.
Il s’agit aussi de propositions soumises à consultation, pas de nouvelles obligations déjà entrées en vigueur. Le texte, les réponses des acteurs et les décisions suivantes détermineront ce qui sera finalement demandé à Apple. Une annonce d’intention du régulateur ne fixe pas la date de lancement d’une application bancaire.
L’intérêt européen de ce dossier tient à la même question d’usage : qui peut proposer un paiement sans contact sur un téléphone, et à quelles conditions ? La réponse influence le choix laissé aux utilisateurs et les possibilités offertes aux développeurs.
Aucune démarche n’est demandée aux détenteurs d’iPhone français par cette annonce. Si la consultation aboutit, le changement se mesurera d’abord aux services sans contact effectivement proposés au Royaume-Uni et à leurs conditions d’utilisation.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.


