Illustration Menow générée par IA ; elle ne représente pas le modèle testé.
Une carte graphique de 2014 avec 8 Go de mémoire : la combinaison paraît étrange, et elle existe pourtant. RandomGaminginHD a acheté une GTX 750 Ti inhabituelle, commercialisée par Xynsviu, pour la confronter à des jeux bien plus récents. Cyberpunk 2077 dépasse les 30 images par seconde dans son test, mais les conditions comptent autant que le résultat.
Quatre fois plus de mémoire, mais toujours une vieille puce
La GTX 750 Ti d’origine disposait généralement de 2 Go de mémoire. La version examinée en propose 8, sans changer la génération du processeur graphique. Le compte rendu de TechSpot, publié le 29 octobre, identifie une puce GM107 complète avec 640 cœurs CUDA. Le vidéaste a payé environ 160 livres sterling son exemplaire.
Le supplément de mémoire peut éviter certaines limitations sur les textures. Il ne multiplie pas les unités de calcul et ne rajeunit pas l’architecture. 8 Go sur une ancienne carte ne donnent pas les performances d’un GPU récent de 8 Go. C’est précisément ce que rend intéressant cet essai inhabituel.
Les 32 images par seconde de Cyberpunk demandent de lourds réglages
Le test rapporté utilise un Core i5-12400F et 32 Go de DDR5. Cyberpunk 2077 atteint environ 32 images par seconde avec le préréglage le plus bas et FSR 2.1 en mode Performance, pour une sortie en 1080p. Cette reconstruction d’image implique une résolution de calcul réduite : présenter le résultat comme du 1080p natif sans compromis serait trompeur.
Une moyenne peut masquer de fortes chutes
Sur ARC Raiders, la moyenne rapportée est plus élevée, mais le test relève des passages jusqu’à neuf images par seconde. Les jeux moins exigeants s’en sortent mieux. Ce contraste rappelle qu’un nombre moyen ne dit pas tout : textures qui tardent à apparaître, variations de cadence et stabilité d’une scène à l’autre participent aussi à l’expérience.
Dans Red Dead Redemption 2, la mémoire supplémentaire autorise le choix des textures Ultra dans le menu. Il faut pourtant conserver de gros compromis de résolution pour obtenir une cadence acceptable. Le gain de capacité et la puissance brute répondent à deux problèmes différents.
Une curiosité technique plus qu’un achat évident pour jouer
L’essai donne une seconde vie à un nom bien connu des anciens PC modestes. Elle ne suffit pas à recommander ce modèle au prix payé : il faudrait comparer les offres actuelles, l’état du matériel, les performances et la prise en charge logicielle avant de choisir une carte pour sa machine.
La démonstration originale est disponible sur la chaîne de RandomGaminginHD. Elle est liée ici comme un essai du vidéaste, pas comme un test réalisé par Menow. Le test montre pourquoi une grosse quantité de mémoire ne gomme pas douze années d’écart matériel.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.



