Illustration Menow générée par IA ; elle ne représente pas le lot Gobou vendu.
Ce n’est ni un Dracaufeu sorti d’un vieux classeur ni une carte trouvée dans un paquet acheté hier. Un exemplaire japonais de Gobou, appelé Mudkip en anglais, a atteint 4,88 millions de dollars, frais acheteur compris, lors des enchères du trentième anniversaire de Pokémon organisées par Goldin. La carte vient d’un concours artistique, un détail essentiel pour comprendre son statut.
Un Gobou de concours signé Daisuke Ochiai
La référence concernée est une carte promotionnelle japonaise XY de 2015, issue d’Art Academy et illustrée par Daisuke Ochiai. Le registre de PSA répertorie bien cette carte parmi les créations du concours. Elle ne correspond donc pas à n’importe quelle carte Gobou de la même période.
L’exemplaire vendu avait obtenu la note PSA GEM Mint 10. Cette identification précise compte autant que le nom du Pokémon. Collection, langue, illustration, provenance et état déterminent le marché auquel appartient une carte ; deux Gobou n’ont pas automatiquement la même rareté ou la même valeur.
Le résultat est celui des enchères des 25 et 26 octobre
Goldin a annoncé le montant sur son compte X à la clôture de la vente. Le bilan publié par ICv2 le 29 octobre confirme le résultat et précise que les montants incluent les frais acheteur. La vente était organisée le 25 octobre aux États-Unis ; des comptes rendus datent sa clôture du 26. Il ne s’agit pas d’une adjudication survenue ce matin.
Deux cartes ont dépassé le million dans cette vente
Le bilan d’ICv2 cite aussi un Trophy Pikachu japonais de 1997, noté PSA 8, vendu pour plus de trois millions de dollars. L’ensemble des enchères a dépassé 28 millions de dollars. Ces chiffres décrivent une vente de pièces particulièrement recherchées, pas le prix moyen d’un paquet ou d’une collection familiale.
Le nom du Pokémon ne suffit pas pour estimer son classeur
La tentation est immédiate : vérifier si l’on possède « le même Gobou ». Mais une recherche par personnage mélange vite des cartes communes, des éditions différentes et des objets de concours. Avant de comparer un prix, il faut relever la référence exacte et observer les caractéristiques de l’exemplaire proposé.
- Comparer la même carte, dans la même langue et la même édition.
- Distinguer un prix demandé d’une vente réellement conclue.
- Vérifier si les frais sont compris dans le montant annoncé.
- Ne pas attribuer la note d’un exemplaire expertisé à une carte non examinée.
Menow a présenté des applications d’estimation de cartes Pokémon. Elles aident à identifier une référence ; elles ne donnent pas à une carte ordinaire la valeur d’une récompense de concours. Le résultat de Goldin raconte surtout l’exception : un objet de concours précisément identifié, dans un état certifié, disputé par des collectionneurs.

Maxime Lefèvre suit l’actualité du gaming, des consoles et des nouvelles technologies. Il couvre notamment les univers PlayStation, Xbox, Nintendo et PC Gaming, ainsi que les grandes annonces qui façonnent l’industrie du jeu vidéo.



