Avec sa nouvelle Watch GT 6 Pro, Huawei mise sur une autonomie impressionnante, un design en titane et des fonctions sportives avancées. Mais malgré ses qualités indéniables, cette montre connectée peine à convaincre sur certains aspects. Voici ce qu’il faut retenir après plusieurs semaines de test.
Un packaging sobre et sans surprise
La boîte de la Huawei Watch GT 6 Pro reste minimaliste : on y trouve la montre, un chargeur magnétique avec son câble et quelques documents. Aucun bracelet supplémentaire n’est fourni, ce qui pourra décevoir ceux qui espéraient un peu plus de personnalisation.
Un design robuste et soigné
Avec son boîtier en titane aéronautique de 46 mm (plus précisément 45,6 mm) et son dos en céramique nanocristalline, la GT 6 Pro affiche une allure à la fois premium et solide. Elle pèse environ 54 à 55 grammes sans le bracelet, ce qui la rend bien présente au poignet, tout en restant confortable. Elle conviendra davantage aux poignets moyens à larges.
L’écran est protégé par un verre saphir résistant aux rayures, un atout majeur pour une montre orientée outdoor. Plusieurs styles sont disponibles : bracelet en fluoroélastomère noir, tissu brun ou maillons en titane. Tous peuvent être remplacés facilement grâce à un système de clips rapide.
Certifiée 5 ATM, IP68 et IP69, la montre est adaptée à la natation et même à l’apnée jusqu’à 40 mètres. Idéal pour les sportifs en pleine nature.
Un écran lumineux en toute situation
La Watch GT 6 Pro intègre un écran AMOLED tactile de 1,47 pouce, avec une définition de 466 x 466 pixels. L’affichage est net, coloré et agréable. La luminosité maximale atteint 3000 nits, ce qui garantit une excellente lisibilité même en plein soleil.
Le verre saphir peut toutefois refléter fortement la lumière selon l’angle, ce qui nuit un peu au confort visuel dans certaines conditions. Le mode Always-On est bien présent, mais réduit sensiblement l’autonomie.
Des fonctions sportives pour utilisateurs exigeants
Avec plus de 100 modes d’entraînement, la GT 6 Pro s’adresse clairement aux sportifs avancés. Le cyclisme, le trail, le golf ou encore le ski sont particulièrement mis en avant. La nouveauté majeure : la mesure de la puissance virtuelle (en watts) directement au poignet, sans capteur externe.
La montre calcule cette donnée à partir de plusieurs facteurs : vitesse, pente, poids du cycliste et du vélo, résistance au vent… Les résultats peuvent varier, mais l’outil reste intéressant pour les amateurs sérieux. Des tests montrent une marge d’erreur de 5 à 10 % par rapport à un capteur professionnel.
Le nouveau système de positionnement GNSS à double bande (Sunflower Positioning System) assure un suivi GPS précis. On peut importer des itinéraires depuis Komoot. En revanche, les cartes hors ligne Petal Maps ne montrent pas toujours les sentiers forestiers ou de randonnée, ce qui limite leur utilité en milieu naturel.
Pour le trail, on retrouve des données spécifiques comme l’inclinaison en temps réel ou l’heure d’arrivée estimée. Côté golf, plus de 17 000 parcours sont disponibles. Une fonction qui ravira les passionnés, mais dont l’utilité reste discutable pour le grand public.
Un suivi santé poussé, mais pas irréprochable
Grâce à la technologie TruSense™, la montre surveille en continu la fréquence cardiaque, la SpO₂, la température cutanée et le niveau de stress. Une nouveauté : la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (HRV).
Seule la version Pro permet de réaliser un ECG et de mesurer la raideur artérielle, utile pour évaluer la santé cardiovasculaire. La précision de la fréquence cardiaque est globalement bonne lors de la course ou de la musculation, mais moins fiable à vélo à cause des vibrations.
La détection du sommeil est correcte mais imparfaite : les heures de coucher et de réveil sont bien identifiées, mais les phases d’éveil ne le sont pas toujours. Un point commun à de nombreuses montres du marché.
Des fonctions connectées encore trop limitées
C’est probablement le principal défaut de la Watch GT 6 Pro. HarmonyOS fonctionne de manière fluide, et la navigation via la couronne et les boutons est intuitive. Mais l’AppGallery reste très limitée : pas de Spotify, ni Google Maps, ni de service musical natif.
Il est uniquement possible de transférer de la musique en MP3 ou WAV. Aucun support Wi-Fi ou 4G : toutes les fonctionnalités connectées reposent sur le Bluetooth avec un smartphone. La montre peut techniquement gérer le paiement sans contact via Quicko Wallet, une application tierce prépayée, peu pratique et avec des frais.
Bonne nouvelle : elle est compatible avec Android et iOS, mais les fonctions sont réduites sur iPhone, notamment l’impossibilité de répondre aux messages. Et sur Android, il faut souvent télécharger manuellement Huawei Health en dehors du Play Store.
Une autonomie qui surpasse la concurrence
La Watch GT 6 Pro intègre une batterie en silicium de 867 mAh, ce qui représente un gain important par rapport aux modèles précédents. Huawei annonce jusqu’à 21 jours d’autonomie.
En usage réel, on obtient :
- 10 à 16 jours sans mode Always-On
- 7 à 10 jours avec Always-On activé
- 16 à 25 heures en GPS continu
La montre se recharge via un socle magnétique avec prise USB-A en 1 à 1h30. Une autonomie clairement au-dessus de la moyenne.
Une montre d’exception, mais pas pour tout le monde
La Huawei Watch GT 6 Pro brille par sa fabrication haut de gamme, son autonomie bluffante et ses fonctions sportives avancées comme la puissance virtuelle ou l’ECG intégré. Elle s’adresse avant tout aux sportifs exigeants à la recherche d’un outil fiable, robuste et endurant.
En revanche, ceux qui souhaitent une montre connectée complète avec un large écosystème d’applications, une indépendance du smartphone ou un système de paiement fluide resteront sur leur faim.
Et pour les utilisateurs sensibles au respect de la vie privée, la faible transparence de Huawei sur la gestion des données de santé peut être un véritable frein.
Une montre performante, pensée pour un public bien précis.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.

