Samsung aurait de nouveaux arguments pour défendre sa future puce maison. Un rapport coréen publié le 25 octobre attribue à l’Exynos 2700 environ 13 000 points en multicœur dans Geekbench 6.5, contre quelque 11 000 pour le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6. Ces résultats internes rapportés relancent la comparaison à l’approche de la génération Galaxy S27, sans encore mesurer les performances d’un téléphone commercialisé.
Le journal Chosun Biz décrit une avance qui varie selon les tests. La date exacte des mesures et le protocole complet ne sont pas publics. Le 25 octobre correspond à la publication de ces informations, pas à un lancement du processeur.
Le Snapdragon du Xiaomi 18 Pro Max sert de point de comparaison
La comparaison prend pour référence le Snapdragon haut de gamme associé au Xiaomi 18 Pro Max. Le rapport décrit une avance d’environ 20 % dans Geekbench 6.5, puis d’environ 15 % dans Geekbench 7. À partir des seuls scores arrondis de 13 000 et 11 000, l’écart calculé se situe autour de 18 %. Mieux vaut donc retenir un ordre de grandeur qu’un pourcentage exact au dixième près.
Geekbench 6.5 et Geekbench 7 sont deux versions du test. Leurs scores doivent être comparés à l’intérieur d’une même version, avec des conditions adaptées. Mélanger les nombres des deux colonnes produirait un classement sans signification.
Ces chiffres portent sur le multicœur, c’est-à-dire un travail mobilisant plusieurs cœurs du processeur. Une avance dans cet exercice peut intéresser les tâches de calcul, mais ne décrit pas à elle seule la rapidité de l’appareil photo, le chargement d’une page ou la qualité d’une connexion mobile. Ces usages sollicitent aussi d’autres composants et le logiciel du téléphone.
En graphisme, l’écart rapporté varie de 5 à 20 %
La partie graphique est moins uniforme qu’un grand chiffre en titre pourrait le laisser croire. Chosun Biz évoque environ 20 % d’avance dans un scénario de performances maximales, contre environ 5 % dans un autre exercice de calcul graphique. Il n’existe donc pas un gain unique applicable à tous les jeux.
Le résultat d’un test court et le comportement pendant une longue partie répondent par ailleurs à deux questions différentes. Une puce peut atteindre un niveau élevé, puis devoir réduire sa fréquence lorsque la température monte. Le refroidissement et les limites de puissance du téléphone influencent alors la performance réellement maintenue.
Les données disponibles ne donnent pas de mesure indépendante permettant de comparer cette stabilité, la consommation ou la température des futurs Galaxy. Elles ne permettent pas non plus de chiffrer un gain d’autonomie. Le rapport évoque le procédé Samsung SF2P de deuxième génération en 2 nm et des améliorations de gestion thermique, mais ces éléments restent à évaluer dans les appareils définitifs.
Pour la France, le processeur de chaque Galaxy S27 reste à confirmer
Samsung n’a pas confirmé dans ces informations quels S27 utiliseraient l’Exynos 2700, ni leur répartition par pays. Un acheteur français ne peut donc pas en déduire que le modèle standard, le Pro ou l’Ultra aura cette puce. Les choix de gamme et les performances du composant sont deux dossiers distincts.
Menow avait déjà traité les premières prévisions Exynos 2700 en août, avant l’annonce de la génération Snapdragon comparée. Le rapport d’octobre apporte d’autres chiffres et un point de comparaison plus récent. Il ne transforme pas ces essais internes en test indépendant.
Pour évaluer un futur S27, le score maximal ne sera qu’une pièce du dossier. La performance maintenue, la chauffe et la batterie consommée pour effectuer le même travail permettront surtout de savoir si l’avantage annoncé se retrouve à l’usage.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.



