Une application qui reprend le nom et l’apparence de WhatsApp a dépassé 500 000 téléchargements affichés sur Google Play, selon les vérifications publiées par Android Authority le 16 octobre. Le détail à regarder n’est pas son icône verte : c’est le nom de son éditeur, Agment Assets sallu, qui ne correspond pas à celui du service officiel. La fiche était encore accessible au moment de l’enquête du média.
Une imitation présente depuis septembre, découverte maintenant
Le signalement vient d’un utilisateur de Reddit et a été examiné par Android Authority. La fiche reprendrait les captures d’écran et la description de l’application authentique. Son compteur afficherait plus de 500 000 téléchargements, alors que sa présence sur la boutique remonterait à septembre.
Ce n’est donc pas une application apparue le jour du signalement. Le fait nouveau est sa mise au jour et l’ampleur du compteur observé. Le nombre de téléchargements ne renseigne ni sur les pays des utilisateurs, ni sur le nombre de personnes qui l’utilisent encore, ni sur les effets de son installation.
La fausse publicité n’apparaît pas dans toutes les recherches
Le premier témoignage décrit une imitation affichée parmi les résultats sponsorisés d’une recherche WhatsApp. Android Authority précise cependant que ses propres recherches sur mobile et sur le Web faisaient d’abord apparaître l’application officielle. La situation n’est donc pas identique pour tout le monde ; une diffusion de cette publicité en France n’est pas établie.
Un placement publicitaire et un compteur important peuvent donner une impression de légitimité. Ils ne remplacent pas la vérification de l’identité de l’éditeur. Un nom connu dans le titre de la fiche peut être copié, tout comme les images de présentation.
Le nom de l’éditeur vaut mieux que la ressemblance de l’icône
Dans ce cas précis, Agment Assets sallu constitue le repère distinctif rapporté par l’enquête. Avant une installation, le parcours le plus prudent consiste à partir du site officiel du service et de son lien de téléchargement, plutôt que de choisir une fiche uniquement parce qu’elle se trouve en haut d’une recherche.
Aucune analyse technique examinée ici ne démontre que cette imitation vole les conversations ou installe un logiciel espion. L’usurpation d’identité de la fiche suffit à justifier de ne pas lui confier son numéro de téléphone ou ses données. Si vous cherchez à retrouver WhatsApp sur un nouvel appareil, identifiez d’abord l’application officielle : l’apparence de la page et la popularité affichée ne sont pas des preuves d’authenticité.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.



