Claude Code : deux versions piégées sur Cursor, désinstaller l’extension peut ne pas suffire

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Les versions 2.1.312 et 2.1.313 de l’extension Claude Code distribuées par le magasin Cursor font l’objet d’une alerte de sécurité. Cursor confirme que ces paquets modifiés pouvaient installer des éléments persistants sur le poste. Les personnes concernées doivent donc vérifier leur machine, même si l’extension a depuis été supprimée.

Le périmètre compte : l’avis de l’éditeur vise le Cursor VS Code Extension Marketplace, pas l’ensemble des utilisateurs de Claude. Cursor indique ne pas disposer de preuve que la distribution officielle ou d’autres versions soient touchées.

Le magasin et le numéro de version doivent correspondre

L’avis officiel de Cursor, daté du 29 octobre, concerne les paquets Windows et macOS proposés ce jour-là. L’éditeur précise que les versions malveillantes n’ont pas été développées par Anthropic. Elles ont été retirées et l’infrastructure servant à l’attaque a été mise hors ligne.

Pour retrouver une installation concernée, le nom Claude Code ne suffit pas : relevez le numéro de version, la provenance du paquet et la période d’installation ou de mise à jour. Sur un parc professionnel, l’historique du déploiement peut être plus utile que la seule version actuellement affichée, déjà remplacée depuis l’incident.

L’alerte initiale a été corrigée : elle vise bien Cursor

Le rapport de Phorion, publié le 30 octobre puis révisé le 31, documente la correction du nom du magasin et l’ajout de la version 2.1.312 au périmètre. Cette précision évite de désigner à tort Open VSX ou d’étendre automatiquement l’incident à Windsurf.

Les chercheurs décrivent un code ajouté au paquet de l’extension et exécuté lors de son chargement, avant son activation normale. Il tente d’ajouter une clé SSH contrôlée par l’attaquant et d’installer des mécanismes de persistance. Une extension dispose des accès de l’environnement de développement : le risque ne se limite donc pas au texte envoyé à un assistant IA.

Pourquoi la suppression de l’extension ne règle pas tout

Un programme qui dépose des fichiers chargés au démarrage peut laisser ces éléments derrière lui après sa désinstallation. C’est la différence entre retirer le paquet à l’origine du problème et nettoyer ce qu’il a déjà installé.

Cursor demande aux utilisateurs concernés de contrôler les indicateurs de compromission, d’isoler les postes présentant des traces d’exécution, puis de supprimer les clés non autorisées et les mécanismes persistants. L’éditeur fournit des procédures spécifiques à Windows et macOS dans son avis. Pour un ordinateur professionnel, transmettez ces éléments au service informatique avant d’entreprendre un nettoyage partiel.

Phorion relève également des erreurs dans le code malveillant qui peuvent empêcher l’accès SSH dans certaines configurations macOS. Cela ne suffit pas à écarter les autres effets du paquet, notamment le dépôt de fichiers et la collecte d’informations sur le poste.

La vérification utile porte sur l’historique de l’installation et les traces laissées, pas seulement sur le fonctionnement actuel de Claude. Un éditeur qui s’ouvre normalement ne permet pas de conclure que le système est intact.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

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