Des applications ordinaires cachaient des fonctions de deepfake : ce que révèle l’enquête

Une enquête de WIRED décrit un réseau d’applications et de sites à double visage. Le contrôle initial d’une app ne garantit pas son comportement futur.

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Un outil présenté comme ordinaire peut dissimuler une tout autre activité après son installation. Une enquête de WIRED publiée le 2 novembre décrit plus de 400 applications et domaines liés à un réseau de deepfakes abusifs. Le décompte réunit des applications et des sites, et ne décrit pas l’offre restante de chaque boutique.

Le travail de WIRED et des chercheurs interrogés décrit des fonctions activées côté serveur derrière des outils ordinaires en apparence. Apple dit avoir retiré 19 applications après les signalements du média. Il s’agit ici d’une enquête sur un mécanisme de dissimulation, pas d’une liste d’applications françaises que Menow aurait testées.

La validation d’une application n’autorise pas des fonctions cachées

Les règles d’examen de l’App Store demandent aux développeurs de fournir un accès complet aux fonctions à examiner et d’expliquer les éléments qui ne sont pas évidents. Elles interdisent aussi de tromper le processus de validation. Les contenus générés par les utilisateurs doivent être accompagnés de moyens de filtrage et de signalement adaptés.

Une fonction chargée depuis un site distant reste une fonction de l’expérience proposée à l’utilisateur. Le fait qu’elle ne soit pas affichée au premier lancement n’en fait pas une activité séparée de l’application. C’est précisément ce qui rend les changements de comportement après examen difficiles à comprendre pour le grand public.

Regardez ce que l’app vous demande, pas seulement ce que promet la publicité

Pour choisir un outil photo ou un assistant, commencez par votre besoin. Si vous voulez retoucher une seule image, demandez-vous pourquoi le service sollicite davantage de contenu. Évitez de confier des photos intimes ou celles d’autres personnes à un outil dont vous ne comprenez pas le fonctionnement.

Un changement de nom, d’interface ou de promesse entre une publicité et l’application mérite aussi une pause. Gardez une capture du nom de l’éditeur et de la fiche si vous souhaitez signaler un comportement inattendu. Ne cherchez pas à provoquer vous-même l’apparition de contenus abusifs pour vérifier une rumeur.

L’enquête rappelle surtout qu’une application doit s’évaluer dans la durée. Sa présence dans une boutique constitue un élément de confiance, mais ne dispense pas de réexaminer un comportement qui change ou des demandes de données devenues disproportionnées.

Smartphone, illustration de la médiathèque Menow ; aucune application mise en cause n’est représentée.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

Eric Thomas

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.

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