Le gouvernement iranien hausse le ton contre les paraboles Starlink, qu’il juge illégales et passibles de sanctions. Malgré les menaces, des milliers d’Iraniens bravent l’interdit pour rester connectés au monde extérieur.
Une technologie jugée « subversive » par le régime
Le ministère iranien de l’Information a utilisé les médias d’État pour qualifier officiellement les terminaux Starlink d’« illégaux ». Selon les autorités, toute personne surprise à en importer ou en utiliser un s’expose à de lourdes poursuites judiciaires.
Cette mise en garde intervient après un black-out d’Internet de onze jours, imposé dans tout le pays à partir du 13 juin, suite à des frappes israéliennes et américaines sur des sites sensibles à Natanz, Fordow et Ispahan.
20 000 terminaux déjà installés clandestinement ?
Malgré les menaces, les réseaux d’opposants, soutenus par des services étrangers, auraient déjà introduit environ 20 000 antennes Starlink en Iran. Ces terminaux, surnommés « les boîtes à pizza », coûtent plus de 2 000 dollars sur le marché noir, soit l’équivalent de près de vingt mois de salaire moyen local.
• Transportés en cachette via les régions kurdes et baloutches
• Cachés dans des réservoirs ou des caissons de camion
• Installés discrètement sur les toits
Pourquoi Téhéran redoute-t-il autant Starlink ?
Le véritable enjeu pour le régime n’est pas la vitesse de connexion, mais la perte de contrôle de l’information.
- Effondrement du filtre d’État : Starlink permet de contourner les restrictions d’Internet, rendant les contenus antigouvernementaux incontrôlables.
- Vulnérabilité militaire : Des vidéos en temps réel montrent les cibles précises des frappes occidentales.
- Choc symbolique : Des images virales montrent des Iraniens célébrant les explosions visant les installations du Guide Suprême, sapant la légitimité du pouvoir.
Elon Musk interpellé publiquement
Répondant sur X à une demande, Elon Musk a confirmé que « les faisceaux sont actifs » au-dessus de l’Iran. Mais sans antennes physiques, ce signal reste inutilisable.
L’ancien ambassadeur américain Richard Grenell a exhorté Musk à offrir Starlink gratuitement aux Iraniens, comme cela a été fait en Ukraine. Son appel a été massivement relayé, mettant le milliardaire sous pression face à une possible aide humanitaire numérique.
L’ITU saisie, mais impuissante
L’Iran a officiellement demandé à l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), organe de l’ONU, d’agir contre SpaceX pour désactiver les équipements illégaux. Mais une telle opération reste techniquement irréaliste tant que les antennes ne peuvent être localisées individuellement.
Un bras de fer qui s’annonce long
Pendant que les autorités multiplient les menaces, les opposants affirment qu’ils poursuivront l’importation clandestine de Starlink « jusqu’à ce que chaque toit de Téhéran ait un morceau de ciel ». Face à une censure toujours plus rigide, les antennes deviennent autant un symbole de liberté que d’accès à l’information.
Dans un pays où l’information est sous haute surveillance, l’apparition de Starlink bouscule l’ordre établi et ouvre une brèche technologique difficile à refermer.

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