Windows 11 activera par défaut Memory Integrity à partir du 13 octobre, avec pour objectif de mieux protéger le système contre les logiciels malveillants et l’exécution de code compromis. Le revers est moins séduisant pour les joueurs : selon des tests cités dans le texte source, les performances peuvent chuter jusqu’à 15 % dans certains jeux, surtout sur les PC les plus anciens.
Memory Integrity sera activé automatiquement sur Windows 11
À partir du 13 octobre, Microsoft doit étendre l’activation de Memory Integrity à davantage de versions de Windows 11.
La fonction sera activée par défaut. Rien à faire, donc.
Son rôle est de renforcer l’isolation de certaines parties sensibles du système afin de compliquer l’exécution de code malveillant. L’idée est simple : rendre Windows 11 plus résistant face aux attaques.
Sur le plan de la sécurité, le bénéfice est évident.
Certains PC devront respecter des exigences matérielles précises
Cette protection ne repose pas uniquement sur le logiciel.
Le texte mentionne des processeurs Intel de 8e génération ou plus récents, des puces AMD Zen 2 ou ultérieures ainsi que des Snapdragon 8180 ou modèles plus récents.
Il faudrait également disposer d’au moins 8 Go de mémoire vive et de 64 Go de stockage SSD.
Les machines récentes devraient donc gérer cette fonction plus facilement.
Les autres pourraient sentir la différence.
Jusqu’à 15 % de performances en moins dans certains jeux
C’est le point qui risque d’agacer les joueurs.
D’après les tests évoqués dans le texte source, Memory Integrity peut entraîner une baisse de performances allant jusqu’à 15 % dans certains jeux.
Ce chiffre ne signifie pas que tous les PC perdront automatiquement 15 % de leurs performances. L’impact dépendra du matériel, du jeu et de la charge imposée au système.
Mais la baisse peut être réelle.
Et sur une configuration déjà limite, elle risque de se voir tout de suite.
Les PC plus anciens seront probablement les plus touchés
Les machines récentes disposent généralement d’une marge de puissance suffisante pour absorber une partie de cette surcharge sans rendre l’expérience désagréable.
Sur un PC plus ancien, c’est une autre histoire.
Quand un jeu tourne déjà juste au-dessus du seuil de fluidité, perdre plusieurs images par seconde peut suffire à provoquer davantage de ralentissements ou de variations de framerate.
Une baisse de 10 à 15 % n’a alors plus rien d’anecdotique.
Il sera possible de désactiver Memory Integrity en cas de problème
Les joueurs confrontés à une baisse importante de performances pourront envisager de désactiver temporairement Memory Integrity pendant leurs sessions.
Ce choix a néanmoins un coût.
En coupant cette protection, le système perd une partie du renforcement de sécurité apporté par la fonction. Il vaut donc mieux éviter de la désactiver systématiquement si aucun problème concret n’apparaît.
Pas besoin de sacrifier la sécurité pour quelques FPS si tout fonctionne correctement.
Windows 11 fait passer la sécurité avant les performances
Microsoft semble clairement privilégier la protection du système, quitte à accepter un léger recul des performances dans certains scénarios.
Pour les PC récents, l’impact pourrait rester limité.
Pour les configurations plus anciennes, en revanche, l’activation automatique de Memory Integrity à partir du 13 octobre pourrait devenir beaucoup plus visible.
Le vrai changement est là : Windows 11 gagne en sécurité, mais certains joueurs pourraient devoir payer la note en performances.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.
