C’est officiel : l’Union européenne impose l’USB-C sur tous les chargeurs externes dès 2028, y compris ceux des PC portables. Cette mesure vise à simplifier la vie des consommateurs et à réduire des milliers de tonnes de déchets électroniques chaque année. Mais certains obstacles techniques pourraient freiner son efficacité.
L’UE généralise l’USB-C à tous les chargeurs externes
L’Union européenne continue de serrer la vis sur les fabricants d’électronique. Dès 2028, tous les chargeurs externes vendus dans l’UE devront impérativement utiliser une prise USB-C, quelle que soit la marque ou le type d’appareil. Objectif : réduire les déchets électroniques tout en garantissant une compatibilité renforcée entre les équipements.
Cette obligation ne s’appliquait jusqu’ici qu’à des produits comme les smartphones, tablettes ou écouteurs. Mais elle s’étendra désormais aux ordinateurs portables et autres appareils domestiques utilisant des blocs d’alimentation externes.
Un câble détachable devient la norme
Autre nouveauté clé de cette régulation : le chargeur et son câble devront être dissociables. Autrement dit, fini les blocs où le câble est soudé. Cela permettra aux utilisateurs de remplacer uniquement la pièce défectueuse sans jeter l’ensemble du chargeur, une avancée notable en matière de durabilité.
Chaque produit devra également afficher un logo standardisé certifiant sa conformité aux exigences techniques et environnementales fixées par l’UE.
Une extension logique de la loi sur le chargeur universel
Cette décision s’inscrit dans le prolongement du règlement sur le chargeur universel, déjà adopté pour les petits appareils électroniques à compter de fin 2024. Ce cadre réglementaire avait notamment forcé Apple à intégrer un port USB-C dans sa gamme iPhone 15.
La nouvelle extension vise à simplifier encore davantage le quotidien des utilisateurs tout en réduisant l’empreinte environnementale de la consommation électronique.
Des exceptions prévues, mais des incertitudes techniques
Certaines catégories d’appareils échappent à cette obligation. Sont concernés : les dispositifs médicaux, routeurs, brosses à dents électriques ou encore les véhicules de mobilité douce comme les trottinettes et vélos électriques, pour lesquels l’évaluation est toujours en cours.
Selon les estimations de la Commission européenne, cette mesure permettrait d’économiser plusieurs milliers de tonnes de déchets électroniques chaque année.
Mais tout n’est pas encore réglé. Un problème de compatibilité logicielle subsiste : si la prise USB-C est unifiée, les protocoles de charge rapide diffèrent encore d’un fabricant à l’autre.
Une norme physique, mais pas encore logicielle
Malgré une apparence commune, tous les câbles USB-C ne se valent pas. Chaque constructeur, de Qualcomm à Samsung en passant par OnePlus, utilise ses propres protocoles comme Quick Charge, Super Fast Charging ou Warp Charge. Résultat : un appareil peut être ralenti s’il est alimenté par un chargeur qui ne prend pas en charge son protocole natif.
Tant que l’Union européenne ne s’attaque pas à cette diversité logicielle, la promesse d’une compatibilité totale restera partiellement inatteignable.
Trois ans pour se préparer
Le texte, publié au Journal officiel de l’UE, entrera en vigueur 20 jours après sa publication. Les fabricants auront ensuite trois ans pour s’y conformer, ce qui laisse un délai jusqu’en 2028 pour adapter leurs produits.
Cette évolution législative marque une avancée forte vers une électronique plus durable, même si l’unification totale des systèmes de charge reste encore hors de portée.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.

