Le service d’internet par satellite Starlink, développé par Elon Musk, domine largement le marché. Malgré la montée de concurrents, notamment en Europe, la portée mondiale de son réseau, sa couverture étendue et ses offres commerciales offensives lui permettent de conserver une position de leader. Désormais, Starlink veut franchir une nouvelle étape : proposer une alternative au GPS.
SpaceX se positionne pour offrir un système de localisation complet
Comme le révèle PC Mag, SpaceX, la maison mère de Starlink, est convaincue de pouvoir offrir un service concurrent au GPS, utilisé quotidiennement à travers le monde. L’entreprise l’a fait savoir à la Federal Communications Commission (FCC) dans une lettre officielle. Et elle n’est pas seule sur ce créneau stratégique.
L’enjeu : une alternative solide au GPS américain
Aux États-Unis, le GPS est sous contrôle du Département de la Défense, ce qui pousse la FCC à soutenir l’émergence de solutions complémentaires. L’objectif est de mettre en place un système capable d’assurer le PNT : Positionnement, Navigation et Temps. Autrement dit, pouvoir déterminer une position, se diriger avec précision, et synchroniser les données temporelles.
SpaceX affirme que son infrastructure satellitaire en orbite terrestre basse a déjà le potentiel pour offrir ce service. La société travaille activement sur un système PNT intégré à Starlink, actuellement en phase de test publique. Son lancement est prévu pour juillet, en partenariat avec T-Mobile. L’ambition est d’atteindre un fonctionnement autonome par rapport au GPS, avec une solution précise, fiable et résistante aux perturbations.
Une course technologique entre géants
SpaceX n’est pas seule à se lancer dans cette nouvelle bataille. Globalstar, le fournisseur satellite utilisé par Apple, a lui aussi adressé une lettre à la FCC. Cette société mise sur une bande de fréquence différente, censée offrir un signal plus stable et puissant que celui du GPS classique.
Avec un service de géolocalisation propriétaire, SpaceX pourrait créer un ensemble cohérent de services alliant connexion internet haut débit et navigation avancée, même dans les zones où le GPS est faible ou inexistant.
Un pari audacieux, mais logique pour une entreprise qui ne cesse d’élargir ses ambitions technologiques. La question reste de savoir si l’infrastructure actuelle est prête à soutenir cette vision.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
