Anthropic discute avec Fractile, une start-up britannique spécialisée dans les puces, pour renforcer son accès aux accélérateurs dédiés à l’intelligence artificielle. L’entreprise derrière Claude cherche à diversifier ses fournisseurs alors que la demande en puissance de calcul continue de grimper. Cette piste ne concernerait pas les besoins immédiats du groupe, puisque les premières puces commerciales de Fractile ne sont pas attendues avant 2027.
Anthropic veut réduire sa dépendance à quelques géants des puces
Anthropic a engagé de premières discussions avec Fractile, une jeune entreprise londonienne qui développe des accélérateurs d’inférence pour l’IA.
Selon des informations attribuées à des sources proches du dossier, le créateur de Claude étudie l’achat de puces conçues par cette start-up. L’objectif est clair : élargir son réseau de fournisseurs pour éviter de dépendre d’un nombre trop limité d’acteurs.
Aujourd’hui, l’infrastructure serveur d’Anthropic repose déjà sur des puces fournies par Nvidia, Google et Amazon. L’arrivée possible de Fractile ajouterait donc un quatrième partenaire matériel à cette stratégie.
Fractile mise sur une architecture SRAM pour réduire les coûts mémoire
Les puces développées par Fractile se distinguent par une architecture spécifique fondée sur la SRAM. Cette approche vise à limiter le recours à une mémoire coûteuse, un poste particulièrement sensible dans les infrastructures IA.
L’enjeu est majeur pour les entreprises qui exploitent de grands modèles comme Claude. L’inférence, c’est-à-dire l’exécution des modèles pour répondre aux utilisateurs, nécessite d’énormes capacités de calcul, mais aussi une gestion très efficace de la mémoire.
Fractile cherche donc à proposer une solution capable d’accélérer ces traitements tout en réduisant une partie des coûts liés au matériel.
Une disponibilité commerciale pas attendue avant 2027
Cette technologie ne devrait pas arriver rapidement dans les centres de données d’Anthropic. Les accélérateurs de Fractile ne sont pas attendus en version commerciale avant 2027.
Ce calendrier place l’éventuel accord en dehors des besoins d’achat à court terme de l’entreprise. Anthropic continue donc de s’appuyer sur ses fournisseurs actuels pour soutenir la croissance de ses services IA.
La date évoquée coïncide aussi avec une autre trajectoire matérielle du groupe : son partenariat autour des TPU mené avec Google et Broadcom.
Une bataille de fournisseurs devenue stratégique pour l’IA
Pour Anthropic, multiplier les sources d’approvisionnement permet de mieux absorber la pression sur le marché des puces IA. Les modèles génératifs exigent toujours plus de serveurs, et la disponibilité du matériel peut devenir un frein direct à la croissance.
Un accord avec Fractile donnerait à l’entreprise une option supplémentaire à moyen terme. Il ne remplacerait pas forcément Nvidia, Google ou Amazon, mais renforcerait la marge de manœuvre d’Anthropic dans un secteur où chaque accélérateur compte.
La décision finale n’est pas encore connue. À ce stade, les discussions restent préliminaires, mais elles montrent déjà que la compétition autour des infrastructures IA se joue aussi loin des modèles eux-mêmes.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
