Starlink exploite déjà plus de 11 000 satellites en orbite, avec l’ambition d’en déployer plusieurs dizaines de milliers à terme. Placés beaucoup plus près de la Terre que les satellites géostationnaires classiques, ils utilisent aussi des liaisons laser et sont conçus pour ne fonctionner qu’environ cinq ans.
Starlink place ses satellites à seulement 550 km d’altitude
Les satellites géostationnaires traditionnels évoluent à plus de 35 000 km au-dessus de la Terre, une distance qui augmente fortement le temps nécessaire au signal pour effectuer l’aller-retour.
Starlink suit une approche très différente. Ses satellites circulent en orbite terrestre basse, à environ 550 km d’altitude, et certains devraient même descendre sous les 500 km.
Cette proximité permet de réduire fortement la latence, avec des valeurs pouvant descendre autour de 25 millisecondes. Cela rend la connexion plus adaptée aux appels vidéo et aux jeux en ligne que les anciennes offres d’Internet par satellite.
Trois liaisons laser relient directement les satellites entre eux
Les satellites Starlink les plus récents disposent de trois liaisons optiques laser leur permettant de communiquer directement avec les appareils voisins.
L’intérêt est important : une partie des données peut ainsi circuler directement dans l’espace sans devoir être systématiquement renvoyée vers une station terrestre à chaque étape.
Ce maillage permet à SpaceX de créer un réseau beaucoup plus autonome entre ses satellites et de transporter de grandes quantités de données sur de longues distances.
Les satellites Starlink ne sont conçus que pour environ cinq ans
Alors que certains satellites de télécommunications peuvent rester opérationnels pendant 15 à 20 ans, ceux de Starlink sont conçus pour fonctionner environ cinq ans.
Ce cycle plus court permet à SpaceX de remplacer régulièrement les anciens appareils par des versions plus récentes intégrant de nouvelles technologies.
À la fin de leur période d’exploitation, les satellites doivent être désorbités de manière contrôlée puis se consumer lors de leur rentrée dans l’atmosphère.
Plus de 11 000 satellites soulèvent des inquiétudes
Avec plus de 11 000 satellites déjà présents en orbite et un objectif de plusieurs dizaines de milliers, la constellation Starlink suscite aussi des critiques dans la communauté scientifique.
Les astronomes dénoncent notamment la lumière solaire réfléchie par les satellites, qui peut perturber certaines observations et laisser des traces lumineuses dans les images captées par les télescopes.
Des préoccupations environnementales concernent également les lancements de fusées plus fréquents et la combustion de grandes quantités de métal dans les couches supérieures de l’atmosphère lors de la rentrée des satellites.
Les satellites Starlink peuvent être vus sans télescope
Il n’est pas nécessaire de disposer d’un matériel spécialisé pour observer certains satellites Starlink. Peu après un lancement, ils peuvent être visibles à l’œil nu lorsqu’ils se déplacent encore en groupe.
Ils forment alors une longue succession de points lumineux dans le ciel nocturne, souvent appelée « train de satellites ».
Les meilleures conditions d’observation se présentent généralement une à deux heures après le coucher du Soleil ou avant son lever, lorsque les satellites se trouvent encore éclairés par la lumière solaire tandis que le ciel au sol est déjà sombre.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.
