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Smartphone : une notification suffit à perturber l’attention pendant sept secondes

Smartphone en main ou posé à proximité, une simple notification peut ralentir le traitement des informations pendant environ sept secondes. Une étude publiée en 2026 montre que l’apparition d’une alerte suffit à perturber une tâche en cours, même sans consulter l’appareil. La fréquence des interruptions pèserait davantage sur l’attention que le temps total passé devant l’écran.

Une alerte ralentit brièvement le traitement des informations

Les chercheurs ont mesuré les réactions de 180 participants exposés à des alertes imitant celles des réseaux sociaux. Durant l’expérience, chacun devait effectuer un test de Stroop, un exercice couramment utilisé pour évaluer l’attention et la capacité à ignorer une information parasite.

Après l’apparition d’une notification, les performances ralentissaient pendant environ sept secondes. Les participants n’avaient pourtant pas besoin de saisir leur téléphone, d’ouvrir l’alerte ou d’y répondre.

Le cerveau semble donc réagir automatiquement à ce type de signal. Un son, une vibration, une animation, une couleur ou la forme familière d’une notification peuvent détourner une partie des ressources mobilisées sur la tâche principale.

Les notifications personnelles captent encore plus l’attention

La perturbation devenait plus forte lorsque l’alerte semblait directement concerner son destinataire. Une notification évoquant un message personnel ou une application fréquemment utilisée retenait davantage l’attention qu’un contenu neutre.

Les scientifiques ont aussi relevé des variations dans la dilatation des pupilles, un indicateur physiologique lié au niveau d’éveil et à la réaction émotionnelle. Ces changements concordaient avec la baisse de performances observée pendant le test.

Ces résultats ne signifient pas qu’une personne devient incapable de réfléchir durant sept secondes. L’étude met en évidence une diminution temporaire des performances dans une tâche précise, sans établir de dommage durable sur les capacités de concentration.

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Le nombre de notifications pèserait plus que le temps d’écran

La fragmentation de l’attention dépendrait principalement de la fréquence des alertes et du nombre de fois où l’utilisateur consulte son smartphone. Le seul temps d’écran quotidien ne permettrait donc pas de mesurer précisément l’impact des usages numériques.

Une personne peut utiliser son téléphone plusieurs heures d’affilée tout en recevant très peu d’alertes. À l’inverse, quelques consultations rapides peuvent interrompre une journée entière lorsque l’appareil sonne, vibre ou allume son écran toutes les quelques minutes.

Deux heures d’utilisation continue ne produisent ainsi pas nécessairement le même effet que plusieurs dizaines d’interruptions réparties sur une longue période. Les outils centrés uniquement sur la durée d’utilisation ignorent cette différence entre usage prolongé et sollicitations répétées.

Les alertes non essentielles sont les premières à couper

Le moyen le plus direct de limiter ces interruptions consiste à désactiver les notifications qui ne nécessitent aucune réaction immédiate. Les promotions, recommandations, rappels d’applications et alertes de réseaux sociaux peuvent généralement attendre une consultation volontaire.

Sur iPhone, les modes Concentration permettent de filtrer les sollicitations tout en conservant certains appels ou messages. Android propose des fonctions comparables avec Ne pas déranger et ses outils de bien-être numérique.

Couper uniquement le son ne suffit pas toujours. Une vibration, l’allumage de l’écran ou une alerte affichée sur une montre connectée peuvent également détourner l’attention.

Lors d’une tâche exigeante, masquer les aperçus, regrouper les notifications secondaires et suspendre les alertes visuelles peut réduire le nombre d’interruptions. L’objectif n’est pas forcément de diminuer chaque minute passée sur le smartphone, mais d’éviter que celui-ci impose son rythme tout au long de la journée.

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Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0747563226000233

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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