ActualitéInformatique

NVIDIA RTX Spark : la nouvelle arme de NVIDIA reprend les codes du smartphone pour viser le PC

NVIDIA prépare un sérieux choc sur le marché du PC avec RTX Spark, une plateforme Arm conçue avec MediaTek, ARM et Microsoft. Son atout le plus étonnant : une architecture CPU qui puise directement dans les puces mobiles haut de gamme, avec 20 cœurs Arm, un GPU Blackwell et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée LPDDR5X. Une stratégie qui montre que les technologies venues des smartphones peuvent désormais viser les ordinateurs portables et les PC de bureau les plus ambitieux.

NVIDIA veut imposer une nouvelle voie sur le marché du PC

Présentée lors d’un salon technologique à Taïwan, RTX Spark a rapidement attiré l’attention de l’industrie.

NVIDIA ne lance pas seulement une nouvelle puce. Le groupe avance une plateforme complète, bâtie autour d’une architecture Arm, avec une cible très claire : contester la place d’Intel, d’AMD et de Qualcomm sur le marché des ordinateurs personnels.

Le projet repose sur une collaboration étroite avec ARM, MediaTek et Microsoft. ARM fournit la base processeur, MediaTek apporte son savoir-faire dans les puces mobiles, tandis que Microsoft doit faciliter l’intégration dans l’écosystème Windows.

Une architecture 20 cœurs qui vient du monde mobile

Le processeur de RTX Spark combine 20 cœurs Arm. Sa structure intrigue, car elle reprend des éléments directement associés aux SoC mobiles récents de MediaTek.

La configuration évoquée associe 10 cœurs Cortex-X925 et 10 cœurs Cortex-A725.

Le Cortex-X925 est le cœur le plus puissant utilisé dans le Dimensity 9400, où il n’apparaît qu’en un seul exemplaire comme cœur principal. Dans RTX Spark, NVIDIA en placerait dix.

Le Cortex-A725 vient lui aussi de l’univers des smartphones. Le Dimensity 8500 en utilise huit, tandis que la plateforme RTX Spark en embarquerait dix.

Cette combinaison donne naissance à un processeur central massif, capable de faire changer d’échelle des briques techniques d’abord associées aux appareils mobiles.

Les puces de smartphone montent en puissance dans les PC

RTX Spark illustre une évolution majeure : les architectures mobiles ne servent plus seulement à optimiser l’autonomie ou à réduire la consommation.

Une fois multipliées et adaptées à un environnement PC, elles peuvent viser des charges bien plus lourdes. NVIDIA reprend ici des cœurs Arm issus du haut de gamme mobile et les assemble dans une configuration taillée pour des machines Windows plus puissantes.

Ce choix pourrait modifier l’équilibre du marché. Face aux processeurs x86 traditionnels, NVIDIA mise sur une architecture capable de combiner efficacité, densité de calcul et compatibilité avec des usages modernes comme l’IA locale, la création et le jeu.

Un GPU Blackwell intégré avec 1 pétaflop pour l’IA

La partie graphique est l’un des grands arguments de RTX Spark. La plateforme intègre un GPU basé sur l’architecture Blackwell, avec 6144 unités de calcul.

NVIDIA annonce une puissance de 1 pétaflop pour les opérations liées à l’apprentissage automatique. Ce chiffre place clairement RTX Spark sur le terrain de l’IA locale, de la création assistée par GPU et des traitements graphiques avancés.

La plateforme prend aussi en charge les technologies graphiques de NVIDIA, dont le ray tracing, la mise à l’échelle intelligente de l’image et la synchronisation avancée des images.

Pour les PC Windows Arm, c’est un point clé : RTX Spark ne mise pas seulement sur le CPU, mais sur tout l’écosystème graphique et IA de NVIDIA.

Jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée LPDDR5X

RTX Spark peut gérer jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée LPDDR5X. Cette capacité est particulièrement élevée pour une architecture issue du monde mobile.

La mémoire unifiée permet au CPU et au GPU de partager plus efficacement les mêmes ressources. Pour les applications créatives, les modèles d’IA ou les tâches graphiques lourdes, cette approche peut limiter les transferts inutiles et améliorer les performances.

NVIDIA ajoute aussi une liaison propriétaire entre le processeur principal et le GPU. Sa bande passante atteint 600 Go/s, un niveau clairement destiné à des usages exigeants.

Un avertissement direct pour Intel, AMD et Qualcomm

RTX Spark arrive à un moment où le PC change rapidement. Qualcomm pousse Windows sur Arm, Intel et AMD renforcent leurs puces avec des fonctions liées à l’IA, et les fabricants cherchent des plateformes capables de gagner en autonomie sans sacrifier la puissance.

NVIDIA choisit une attaque frontale : une base Arm, un GPU Blackwell, une mémoire unifiée très généreuse et des cœurs CPU inspirés des meilleures puces mobiles de MediaTek.

Le message est clair. Les frontières entre smartphone, ordinateur portable et machine de création deviennent de plus en plus fines.

Avec RTX Spark, NVIDIA veut prouver qu’une architecture née dans l’univers mobile peut, une fois renforcée, alimenter des PC Windows capables de gérer du jeu, de la création graphique et de l’intelligence artificielle en local.

Passionné de téléphones mobiles, de maison intelligente et d’intelligence artificielle. Pendant mon temps libre, j’aime nager, faire du vélo et programmer de nouvelles applications.

Eric Thomas

Passionné de téléphones mobiles, de maison intelligente et d’intelligence artificielle. Pendant mon temps libre, j'aime nager, faire du vélo et programmer de nouvelles applications.

Voir tous les articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *