Un robot humanoïde conçu pour automatiser les tâches ménagères arrive bientôt chez vous. Baptisé NEO, il est proposé en précommande à 20 000 dollars. Mais attention : pour fonctionner, il devra observer votre intérieur et apprendre à distance, grâce à l’aide… d’un opérateur humain.
NEO : un robot domestique qui apprend chez vous
La start-up californienne 1X a lancé les précommandes de NEO, un robot humanoïde imaginé pour simplifier le quotidien et gérer certaines tâches de la maison. L’appareil peut être contrôlé par commande vocale ou via une application, avec des actions allant de la plus simple à des scénarios plus complexes.
Mais à son lancement, NEO ne sera pas totalement autonome. Pour apprendre à évoluer dans un environnement domestique réel, il devra être dirigé à distance par un opérateur humain. Ce dernier contrôlera les déplacements et les gestes du robot en observant l’intérieur du foyer via ses caméras, avec l’accord du propriétaire.
Une fiche technique solide mais encore perfectible
NEO se présente avec des caractéristiques physiques et techniques impressionnantes pour un robot de maison :
- Taille : 1,67 m
- Poids : 30 kg
- Autonomie : 4 heures
- Charge utile : 25 kg
- Capacité de levage : jusqu’à 70 kg
- Équipement audio/vidéo : 4 micros, 3 haut-parleurs, 2 caméras de 8 MP
- Mains articulées : 22 degrés de liberté pour imiter la dextérité humaine
À terme, NEO devra être capable de réaliser de manière autonome des actions simples comme ouvrir une porte, allumer une lumière ou apporter un objet. Mais selon les premiers retours, l’appareil est encore loin d’être complètement opérationnel sans assistance.
Des fonctions avancées, mais une surveillance humaine obligatoire
Dans une interview accordée au Wall Street Journal, le PDG de 1X, Bernt Børnich, a précisé que l’intelligence artificielle du robot a besoin d’accumuler des expériences concrètes pour progresser. Cela passe nécessairement par l’observation de situations réelles, donc par l’intrusion, contrôlée, dans des foyers.
“Sans vos données, nous ne pouvons pas améliorer le produit”, affirme Børnich.
Autrement dit, les premiers utilisateurs devront accepter qu’un téléopérateur humain observe leur domicile via les caméras de NEO, dans le but de former l’IA.
Des outils pour préserver l’intimité des utilisateurs
Conscient des inquiétudes liées à la vie privée, 1X assure que les utilisateurs gardent la main sur le robot. Une application permettra de :
- définir quand et pour quoi l’opérateur peut prendre la main
- créer des zones interdites d’accès pour le robot
- activer un floutage des personnes filmées
- s’assurer que NEO ne peut être contrôlé sans autorisation explicite
L’entreprise garantit également la mise en place de plusieurs couches de sécurité pour éviter tout risque de comportement dangereux.
Encore loin de l’autonomie complète
Lors d’un test réalisé par la journaliste Joanna Stern, NEO a montré des limites importantes. Dans la vidéo publiée, le robot hésite longuement avant d’accomplir des tâches simples, comme vider un lave-vaisselle, et nécessite l’aide constante de l’opérateur.
1X assure que ces faiblesses seront corrigées d’ici les premières livraisons, prévues l’an prochain.
Des commandes variées, mais une IA encore en apprentissage
NEO pourra exécuter aussi bien des ordres précis (“ouvre la porte”, “regarde qui est à l’entrée”) que des demandes plus vagues (“nettoie la chambre”). L’entreprise insiste sur le fait que le robot a besoin d’un maximum de données pour progresser,un point qui pourrait en refroidir certains.
1X reconnaît que NEO ne conviendra pas à tous les profils, notamment aux utilisateurs les plus sensibles aux questions de confidentialité.
Prix et disponibilité
NEO sera disponible en trois coloris : beige, gris et marron foncé. Il est d’ores et déjà proposé en précommande sur le site officiel de 1X contre un acompte de 200 dollars.
Le prix complet est fixé à 20 000 dollars pour les premiers acheteurs. Une formule par abonnement à 499 dollars par mois sera également proposée.
NEO suscite autant de fascination que de méfiance. Son arrivée dans les foyers s’annonce comme un tournant audacieux pour la robotique domestique, encore faut-il accepter de partager son intimité avec une machine… et un humain à distance.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.


