Écran plus limité, connectique incomplète, autonomie en retrait : le MacBook Neo a des arguments solides, mais aussi plusieurs concessions qu’il vaut mieux repérer avant de passer à l’achat. Ce portable vise clairement les utilisateurs qui veulent entrer dans l’univers Apple à moindre coût, avec un châssis en aluminium, des performances correctes et l’expérience complète de macOS. Pour un premier Mac, pour un étudiant ou pour quelqu’un qui travaille surtout avec un iPhone ou un iPad, le compromis peut tenir la route. En revanche, face à un MacBook Air ou un MacBook Pro, certaines limites deviennent rapidement plus visibles.
Un écran correct au quotidien, mais nettement moins ambitieux que sur les autres MacBook
Le MacBook Neo intègre un écran Liquid Retina de 13 pouces, soit une dalle un peu plus petite que celle du MacBook Air M5 en 13,6 pouces et surtout plus modeste que l’écran mini LED de 14,2 pouces du MacBook Pro M5.
La luminosité peut atteindre 500 nits, ce qui reste suffisant pour un usage courant. En revanche, le modèle ne prend pas en charge True Tone ni la large gamme de couleurs P3. Ce point peut compter pour les usages créatifs, notamment en photo, en vidéo ou pour toute tâche où la fidélité des couleurs a de l’importance.
L’écart avec le MacBook Pro est encore plus marqué sur les caractéristiques d’affichage. Le modèle Pro monte à 1000 nits de luminosité et propose un taux de rafraîchissement 120 Hz avec ProMotion, ce qui apporte un confort supérieur, aussi bien pour la fluidité que pour les travaux plus exigeants.
Le branchement d’un écran externe est possible, mais il passe uniquement par le port USB C placé près de la charnière, via DisplayPort. Avec la puce A18 Pro du MacBook Neo, cela limite aussi les usages pour ceux qui comptent connecter plusieurs moniteurs en même temps.
Une connectique qui oblige vite à sortir les adaptateurs
Sur le papier, le MacBook Neo dispose de deux ports USB C. Dans les faits, ces deux ports n’offrent pas les mêmes performances. L’un prend en charge l’USB 3 à 10 Gb/s, tandis que l’autre se limite à l’USB 2 à 480 Mb/s.
Cette différence n’a rien d’anecdotique. Pour brancher un SSD externe, transférer de gros fichiers ou utiliser certains accessoires, cette limitation peut vite devenir pénalisante. Le portable ne propose pas non plus de Thunderbolt, ce qui le place en retrait face aux MacBook Air et Pro.
À cela s’ajoute l’absence de HDMI, de lecteur de carte SD et de MagSafe, trois éléments pratiques que l’on retrouve sur les autres modèles de la gamme. Côté sans fil, le MacBook Neo se contente du Wi Fi 6E et du Bluetooth 6, alors que les Air M5 et Pro M5 passent au Wi Fi 7.
Pour un usage simple, cela peut suffire. Pour une utilisation plus intensive avec plusieurs accessoires, écrans ou disques externes, les adaptateurs deviennent presque incontournables.
Une autonomie honorable, mais inférieure à celle des MacBook Air et Pro
Le MacBook Neo embarque une batterie de 36,5 Wh et est livré avec un adaptateur secteur 20 W. La recharge peut monter jusqu’à 30 W, mais le portable ne bénéficie pas de la charge magnétique MagSafe.
Apple annonce jusqu’à 11 heures de navigation web et 16 heures de lecture vidéo en streaming. Ces chiffres restent corrects pour un ordinateur de cette catégorie, mais ils restent en dessous de ceux des MacBook Air et MacBook Pro, qui conservent un avantage sur l’endurance.
Pour un usage mobile occasionnel, cela ne pose pas forcément problème. Pour les utilisateurs qui travaillent toute la journée loin d’une prise, la différence peut être plus sensible à long terme.
Le point positif, c’est la durée de vie annoncée de la batterie. Elle est donnée pour 1000 cycles avant de passer sous les 80 % de capacité, ce qui reste rassurant sur la tenue dans le temps.
Le clavier et le trackpad font clairement sentir que ce modèle est plus basique
La version de base du MacBook Neo fait l’impasse sur deux éléments devenus très courants chez Apple : Touch ID et le rétroéclairage du clavier. Sur un MacBook Air ou un MacBook Pro, ces fonctions sont intégrées de série, ce qui rend leur absence ici plus visible.
Le trackpad est bien multitouch, mais il ne s’agit pas d’un Force Touch. Cela signifie que le clic reste physique et qu’il n’y a pas de retour haptique comme sur les modèles supérieurs.
Pour un nouvel utilisateur, ce point ne sera pas forcément bloquant. En revanche, pour quelqu’un qui vient déjà d’un Air ou d’un Pro, la différence peut donner une impression de machine plus simple et moins aboutie à l’usage.
La mémoire et le stockage risquent de devenir le vrai frein pour les usages avancés
Le MacBook Neo est proposé avec 256 ou 512 Go de SSD et 8 Go de mémoire vive. Cette configuration suffit pour les tâches classiques, comme la bureautique, la navigation, le streaming ou même quelques jeux légers.
La situation change dès que les besoins montent. Pour le montage vidéo, les applications lourdes, le multitâche poussé ou les futures versions de macOS, les 8 Go de RAM peuvent devenir un goulet d’étranglement. Le stockage peut lui aussi se remplir rapidement dès qu’il faut gérer beaucoup de fichiers, de photos, de vidéos ou de projets volumineux.
C’est sans doute l’un des points les plus importants à regarder avant l’achat. Pour un usage basique, le MacBook Neo peut rester cohérent. Pour un utilisateur plus expérimenté, les limites de mémoire et de stockage peuvent peser assez lourd dans le choix face à un MacBook Air ou un MacBook Pro.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
