Vos anciens iPhone ont aussi une histoire logicielle : Hoardware permet de la conserver

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Dans un tiroir, deux anciens iPhone peuvent se ressembler et avoir des histoires bien différentes : une version d’iOS conservée depuis des années, une réparation, un achat d’occasion dont on a perdu les détails. Hoardware propose de rassembler ces informations dans un inventaire synchronisé entre iPhone, iPad et Mac. Gratuite et disponible dans l’App Store français, l’application s’adresse aux collectionneurs de matériel Apple, mais aussi à ceux qui gardent plusieurs appareils en réserve.

Hoardware conserve aussi la version d’iOS de chaque appareil

L’intérêt de Hoardware est de ne pas s’arrêter au nom commercial. On peut conserver la référence du modèle, le numéro de série, la couleur et les détails de la version logicielle installée, jusqu’au numéro de build. Ce dernier identifie une compilation précise du système : une donnée plus fine qu’un simple numéro majeur comme iOS 27.

La recherche de matériel et de firmwares s’appuie sur AppleDB, une base communautaire indépendante. L’application permet aussi de consulter les versions stables et bêtas disponibles. Il faut donc la voir comme un outil de documentation de la collection, pas comme un service Apple ni comme une méthode pour installer n’importe quelle ancienne version du système.

Le site du développeur Aaron Perris présente précisément cette articulation entre le matériel possédé et son histoire logicielle. Pour un collectionneur, deux exemplaires du même iPhone peuvent avoir un intérêt différent selon leur état ou leur firmware. L’inventaire permet de conserver cette distinction sans compter uniquement sur sa mémoire.

Un ancien appareil peut figurer dans la liste sans faire tourner l’application

Pas besoin que chaque appareil de la collection soit compatible avec Hoardware. Un vieil iPhone, un iPod ou un Mac ancien peut être enregistré depuis un appareil récent. C’est la machine utilisée pour gérer l’inventaire qui doit respecter les prérequis : iOS ou iPadOS 17 au minimum, ou macOS 14 pour le Mac, d’après la fiche actuelle.

Le catalogue couvre aussi les Apple Watch, Apple TV, HomePod, AirPods et d’autres accessoires Apple. Cette portée intéresse ceux dont la collection dépasse les téléphones. Un Mac utilisé au quotidien peut ainsi côtoyer un ancien lecteur musical dans le même inventaire, sans que les deux aient le même rôle ni la même compatibilité logicielle.

Une vue consacrée à la couverture des systèmes aide à repérer les générations représentées dans les collections d’iPhone, d’iPad et d’iPod touch. Elle sert davantage à trouver un manque dans une série qu’à dresser un bilan de sécurité de ses appareils.

Les notes et les champs personnalisés gardent le contexte de chaque achat

Les groupes, collections et champs personnalisés permettent d’aller plus loin qu’une liste de modèles. Le développeur donne notamment comme exemples l’état, la date d’achat ou le prix payé. On peut aussi conserver des notes et préparer une liste de souhaits.

Dans la pratique, une bonne fiche peut distinguer un appareil fonctionnel, un exemplaire conservé pour ses pièces et un téléphone que l’on utilise encore ponctuellement. Cette organisation évite de confondre « je possède ce modèle » et « cet exemplaire est prêt à servir ». Les champs restent à renseigner selon son besoin ; la présence du modèle dans une base ne documente pas automatiquement son état réel.

iCloud pour retrouver la collection, des exports pour la conserver ailleurs

L’inventaire et ses champs personnalisés se synchronisent avec iCloud. Aucun compte Hoardware distinct n’est requis : la synchronisation s’appuie sur le compte Apple. Le développeur indique que la bibliothèque utilise la base iCloud privée de l’utilisateur, tandis que les liens de partage et les alertes facultatives mobilisent certains services propres à Hoardware.

Les exports sont proposés en texte, JSON, PDF ou image. Une fonction de sauvegarde et de restauration complète le dispositif. Le PDF convient à une liste à consulter ou transmettre, tandis que le JSON conserve une structure exploitable pour retravailler les informations. Le partage par lien web est facultatif et porte sur les éléments de collection que l’on choisit de montrer.

L’application est gratuite et disponible en français

La fiche française de Hoardware annonce le français parmi ses langues et une première version au 5 octobre. Sa présentation par 9to5Mac le 17 octobre remet donc en lumière une application déjà disponible, plutôt qu’un lancement intervenu ce week-end.

Les alertes de nouvelles versions peuvent compléter l’inventaire, mais le bénéfice le plus durable reste ailleurs : pouvoir retrouver, plusieurs mois plus tard, quel appareil on possède, ce qu’il contient et pourquoi on l’a conservé. Les numéros de série et notes personnelles méritent, eux, de rester dans la collection privée plutôt que dans un lien partagé sans vérification.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel Le Goff

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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