Votre historique Strava peut désormais servir de point de départ à une conversation avec Gemini. Strava a annoncé le 28 octobre une connexion permettant d’interroger ses entraînements et sa progression. Mais le lancement est réservé aux États-Unis : les abonnés français ne disposent pas encore de cette intégration directe avec l’assistant de Google.
Une question précise remplace le défilement des anciennes sorties
Dans son annonce officielle, Strava donne plusieurs exemples : comparer ses meilleurs temps, examiner une course ou mettre en relation différentes activités. L’intérêt est d’interroger un historique personnel, plutôt que de demander une réponse générale sur l’entraînement.
Une question comme « quelle sortie correspond à mon meilleur 10 km cette année ? » est plus facile à contrôler qu’une promesse vague de devenir meilleur grâce à l’IA. Le lecteur peut retrouver l’activité citée et vérifier la date, la distance et le résultat.
Un abonnement Strava reste nécessaire
La connexion est comprise dans l’abonnement Strava et fonctionne avec les différentes formules Gemini, selon l’annonce. Disposer de Gemini sur son téléphone ne suffit donc pas à rendre la fonction disponible : le compte sportif, les autorisations et le pays de lancement entrent aussi en jeu.
Les activités restent en lecture seule
L’assistance de Strava précise que l’assistant peut lire les données autorisées, mais ne peut pas ajouter, modifier ou supprimer les activités. L’utilisateur peut révoquer la connexion. L’accès repose sur les données du compte, pas seulement sur un export figé transmis dans une conversation.
Ce choix simplifie les questions répétées : une nouvelle sortie peut être prise en compte sans recommencer une exportation manuelle. En contrepartie, il faut accepter qu’un autre service consulte les informations nécessaires à la réponse.
La France attend toujours une date
Strava confirme travailler à une extension géographique, sans donner de calendrier français. Il serait donc prématuré de promettre une activation imminente ou de présenter un changement de réglage comme une solution pour tous les abonnés en France.
Pour l’instant, l’annonce permet surtout de voir comment les assistants se rapprochent des applications sportives : moins de saisie manuelle, davantage de questions appuyées sur des données personnelles. La qualité d’une réponse se jugera sur les activités qu’elle retrouve et les comparaisons qu’elle justifie. Une explication convaincante doit rester vérifiable dans l’historique, plutôt que reposer sur le seul ton assuré de l’assistant.
Photo de l’application Strava issue de la médiathèque Menow ; elle ne représente pas l’interface Gemini.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.


