Vous avez créé un petit outil interactif dans Gemini et voulez le montrer sur une vraie page ? Un export vers Google Sites évite désormais de recopier son code. Il crée un nouveau brouillon privé, dans lequel l’application reste utilisable, avant toute décision de publication.
Annoncée le 19 octobre sur le blog officiel Workspace, la fonction simplifie le passage du prototype à une page partageable. La publication reste une étape séparée, sous votre contrôle.
L’export crée un brouillon privé, pas un site public
Dans l’application Gemini, Google décrit le choix « Export », puis « Google Sites », depuis l’application interactive concernée. Un nouveau brouillon s’ouvre dans Sites pour être complété. L’outil reste interactif ; il n’est pas remplacé par une simple capture.
La différence est utile pour un questionnaire, une démonstration ou un petit outil pédagogique. Une capture montre un état donné. Une application interactive permet au destinataire d’essayer les commandes et d’observer leur effet. La page d’accueil peut alors apporter ce qui manque souvent à un prototype : les explications, les limites et le contexte d’utilisation.
Exporter et publier sont deux actions différentes. Tant que vous préparez le brouillon, vous pouvez travailler sa présentation sans considérer qu’il est déjà accessible au public. La publication et le partage se gèrent ensuite dans Google Sites.
Un compte d’entreprise doit avoir le droit de créer des sites
Google annonce la disponibilité sur le Web, Android et iOS, pour les utilisateurs ayant accès à Gemini : comptes personnels, Workspace Individual et clients Workspace. Dans une organisation, Google Sites doit être autorisé et l’utilisateur doit disposer du droit de créer et modifier des sites.
Aucun nouveau contrôle administrateur n’est annoncé pour cet export. Les règles existantes de Google Sites et de Drive continuent de s’appliquer. Pour un salarié ou un enseignant, l’absence du bouton peut donc demander une vérification des accès, plutôt qu’un changement de téléphone.
Le raccourci facilite la mise en page ; il ne valide pas la qualité de l’application générée. Avant de la partager, testez plusieurs réponses, des valeurs inattendues et le résultat sur un petit écran. Un outil de calcul qui semble fonctionner sur un exemple peut encore se tromper sur un autre.
Le visiteur n’aura pas lu vos échanges avec Gemini. Ajoutez donc des consignes, un exemple d’usage et les limites de l’outil avant de le partager. L’export transporte l’application ; la page doit encore lui donner un contexte compréhensible.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.



