La DJI Pocket 4P miserait sur un capteur de 1/1,28 pouce, la vidéo 4K à 200 i/s et une plage dynamique de 17 stops, mais ces performances s’accompagneraient de compromis bien réels. Son stockage interne plus limité, son écran tactile exigu et le suivi parfois hésitant pourraient ralentir les créateurs sur le terrain. Cette caméra compacte viserait donc surtout les utilisateurs prêts à maîtriser ses réglages pour obtenir une image de niveau professionnel.
La DJI Pocket 4P pousse la vidéo jusqu’en 4K à 200 i/s
La caméra embarquerait un capteur de 1/1,28 pouce associé à une ouverture f/1,8, une configuration destinée à offrir une qualité d’image élevée malgré son format réduit. Elle pourrait filmer en 4K jusqu’à 200 images par seconde, ce qui permettrait de produire des ralentis particulièrement fluides.
Son objectif grand-angle fixe couvrirait plusieurs types de prises de vue, tandis qu’une focale équivalente à 60 mm faciliterait les cadrages plus serrés et les portraits. Cette combinaison donnerait aux vidéastes davantage de souplesse sans devoir transporter plusieurs objectifs.
La stabilisation reposerait sur une nacelle mécanique à trois axes. Elle maintiendrait l’image stable pendant les déplacements et limiterait les secousses lors des tournages à main levée.
Le mode D-Log 2 promet une plage dynamique de 17 stops
Le mode D-Log 2 constituerait l’un des principaux arguments de la DJI Pocket 4P. Selon les informations relayées par Tech Court, il offrirait jusqu’à 17 stops de plage dynamique, afin de conserver davantage de détails dans les hautes lumières comme dans les zones sombres.
Cette latitude devrait faciliter l’étalonnage et la récupération d’éléments difficiles à préserver dans des scènes très contrastées. Les couleurs resteraient riches, avec une meilleure maîtrise des écarts entre les parties les plus claires et les plus obscures de l’image.
Les performances en basse lumière seraient également solides pour une caméra de cette taille. La Pocket 4P produirait des séquences détaillées avec peu de grain, ce qui la rendrait adaptée aux tournages nocturnes ou aux scènes en intérieur.
La stabilisation convainc, avec quelques mouvements parasites
La nacelle à trois axes se montrerait très efficace pendant les déplacements. Les plans filmés en marchant conserveraient une apparence fluide, un avantage notable pour les vlogs, les séquences d’action et les tournages sans trépied.
De légères oscillations pourraient malgré tout apparaître lorsque la caméra reste immobile pendant une longue période. Ce comportement ne remettrait pas en cause l’efficacité générale de la stabilisation, mais il pourrait devenir visible sur certains plans fixes.
Plusieurs modes de prise de vue seraient proposés, dont un mode FPV et différentes options de ralenti. La Pocket 4P pourrait ainsi passer rapidement d’un rendu stabilisé classique à des mouvements plus dynamiques.
Le petit écran tactile ralentit les réglages manuels
L’écran tactile compact faciliterait le transport de la caméra, mais réduirait aussi le confort d’utilisation. Les ajustements précis de la mise au point et de l’exposition pourraient devenir fastidieux, surtout pour les vidéastes habitués à des écrans plus grands ou à des commandes physiques.
Les raccourcis personnalisables offriraient un accès rapide aux fonctions les plus utilisées. Leur maîtrise demanderait néanmoins une phase d’apprentissage, notamment pour les débutants découvrant les réglages manuels.
La stabilisation conserverait par défaut l’objectif à l’horizontale, ce qui conviendrait à la majorité des scènes. Les accessoires conçus pour la précédente Pocket 4 resteraient par ailleurs compatibles, évitant aux utilisateurs déjà équipés de renouveler tout leur matériel.
Smart Follow peut perdre sa cible dans les scènes chargées
La fonction Smart Follow verrouillerait automatiquement le suivi sur un sujet, y compris avec un zoom pouvant atteindre 12x. Elle permettrait de maintenir le cadrage pendant un déplacement sans corriger constamment la position de la caméra.
Son efficacité diminuerait dans les lieux très fréquentés ou lorsque plusieurs éléments traversent l’image. Une intervention manuelle pourrait alors être nécessaire pour récupérer la bonne cible et conserver un suivi précis.
Cette limite serait surtout gênante pour les créateurs travaillant seuls, qui comptent sur le suivi automatique pour se filmer en mouvement. Dans un environnement plus dégagé, Smart Follow devrait rester plus fiable.
Le stockage interne réduit impose des transferts plus fréquents
La capacité de stockage intégrée serait inférieure à celle du modèle précédent. Cette réduction limiterait la durée d’enregistrement disponible, en particulier avec des fichiers 4K à haute fréquence d’images, naturellement plus volumineux.
Les utilisateurs devraient donc transférer ou sauvegarder leurs séquences plus souvent. Cette contrainte pourrait interrompre un tournage prolongé et compliquer les journées de production loin d’un ordinateur ou d’un espace de stockage externe.
La Pocket 4P serait aussi légèrement plus lourde que sa devancière. L’écart resterait modéré, mais il compterait pour les utilisateurs recherchant l’équipement le plus léger possible.
Une caméra compacte surtout destinée aux créateurs exigeants
La DJI Pocket 4P s’adresserait en priorité aux vloggers, vidéastes et créateurs qui privilégient la qualité d’image, la stabilisation et la plage dynamique. Son format compact permettrait d’obtenir des séquences avancées sans emporter une caméra traditionnelle et plusieurs accessoires encombrants.
Elle conviendrait particulièrement aux tournages en déplacement, aux ralentis et aux scènes nécessitant une stabilisation mécanique fiable. Le D-Log 2 apporterait aussi une marge appréciable aux utilisateurs habitués à retravailler leurs images en postproduction.
Les utilisateurs occasionnels pourraient en revanche préférer la simplicité d’un smartphone. Le stockage réduit, les commandes manuelles peu accessibles et l’apprentissage du petit écran tactile rendent la Pocket 4P moins immédiate qu’un appareil mobile classique.
La caméra offrirait ainsi des performances élevées dans un boîtier portable, au prix d’une utilisation plus exigeante. Son intérêt dépendrait surtout de la priorité accordée à l’image professionnelle face au confort d’un appareil prêt à filmer sans réglages approfondis.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.
