Créer son propre jeu reste un usage prévu de Claude Code. Lui demander de reproduire un titre existant rencontre désormais une limite explicite. Anthropic a confirmé l’ajout de consignes pour éloigner Claude Code avec Opus 5.5 de la copie d’un jeu précis. L’entreprise maintient que le développement de créations originales doit rester possible.
Deux phrases ajoutées pour viser les reproductions
La précision remonte au 30 octobre. Interrogé par Game Developer, un porte-parole d’Anthropic a renvoyé vers la déclaration d’Addy Osmani, membre de l’équipe technique. Celui-ci confirme l’ajout de deux phrases aux instructions de Claude Code sur Opus 5.5 et invoque la politique de l’entreprise sur la propriété intellectuelle.
Son explication distingue les reproductions de jeux appartenant à d’autres créateurs des jeux originaux, des jeux relevant d’un genre et des projets construits à partir de ses propres éléments et choix de conception. Le développement de jeux n’est donc pas interdit dans son ensemble. Le changement porte sur la manière dont l’assistant traite certaines demandes de recréation.
Pour comprendre l’enjeu, imaginons deux projets. Le premier décrit un jeu de plateformes avec ses propres personnages, niveaux et règles. Le second demande de retrouver les niveaux, l’identité et le déroulement d’un titre commercial donné. Ces exemples illustrent deux intentions différentes ; ils ne constituent pas des tests que nous aurions menés, ni une garantie sur la réponse du modèle.
Anthropic demande à recevoir les signalements de refus injustifiés
Osmani invite les personnes dont un projet leur appartenant serait refusé à le lui signaler. Anthropic reconnaît ainsi qu’il reste un équilibre à trouver et prévoit de faire évoluer le comportement. La consigne ne fournit pas à l’utilisateur un outil capable de certifier automatiquement l’origine de chaque fichier ou le statut de chaque création.
Pour documenter un projet, le plus utile est de préciser d’où viennent ses éléments : code écrit par l’équipe, personnages conçus pour le jeu, ressources créées ou utilisées avec autorisation. Cette précision aide les collaborateurs à comprendre ce que l’équipe a créé et ce qu’elle réutilise ; elle ne vaut pas promesse d’acceptation par le modèle.
La rétro-ingénierie reste une question distincte
Tom’s Hardware rapporte aussi des refus lors de tâches de rétro-ingénierie. Ces témoignages ne permettent pas d’étendre la déclaration sur les copies de jeux à une interdiction générale de toute analyse de logiciel.
Ces refus ajoutent une limite au travail de prototypage, parmi les usages de Claude Code qui demandent déjà une relecture humaine. Pour une équipe qui crée son propre jeu, l’enjeu sera de pouvoir continuer à développer ses idées sans que l’outil les confonde avec la copie d’un titre précis.

Eric Thomas suit l’actualité de Windows, des logiciels, de la cybersécurité grand public et des outils web. Il s’intéresse aux mises à jour système, aux nouveautés informatiques et aux solutions pratiques qui améliorent l’expérience numérique au quotidien.



