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Charge rapide, pourquoi existe-t-il autant de standards et quelles sont leurs différences ?

La charge rapide ne repose pas sur une seule technologie : derrière cette appellation se cachent USB Power Delivery, PPS, SuperVOOC, HyperCharge et plusieurs autres protocoles. Résultat, un chargeur USB-C de 100 W ne permettra pas forcément à votre smartphone de profiter de 100 W. La puissance réelle dépend du téléphone, du chargeur, du câble et, surtout, du standard qu’ils ont en commun.

Il y a encore quelques années, la recharge par USB avançait beaucoup plus lentement. L’explosion du marché des smartphones a poussé les fabricants à développer leurs propres solutions pour réduire le temps passé près d’une prise.

C’est ainsi que sont apparus Qualcomm Quick Charge, Oppo SuperVOOC ou encore Xiaomi HyperCharge. Des technologies efficaces, mais qui ont aussi rendu la charge rapide un peu moins simple à comprendre.

Un port USB-C ne garantit pas une charge rapide

Le connecteur USB-C indique la forme de la prise, pas la vitesse de recharge. C’est un point facile à oublier.

Un smartphone limité à 20 W ne se mettra pas soudainement à charger à 100 W parce qu’il est connecté à un adaptateur plus puissant. Il continuera simplement à accepter la puissance maximale qu’il prend en charge.

La compatibilité entre les protocoles compte tout autant. Deux appareils peuvent chacun prendre en charge une forme de charge rapide sans être capables d’atteindre leur vitesse maximale lorsqu’ils sont utilisés ensemble.

Autrement dit, plus de watts sur la boîte ne veut pas forcément dire une recharge plus rapide.

USB Power Delivery s’impose comme la solution la plus universelle

Parmi tous les standards disponibles, USB Power Delivery, ou USB PD, est celui qui se rapproche le plus d’une solution universelle. On le retrouve sur des smartphones, des tablettes, des ordinateurs portables et de nombreux autres appareils.

La norme USB PD 3.1 peut monter jusqu’à 240 W. Une puissance largement supérieure aux besoins habituels d’un téléphone, mais utile pour alimenter des machines beaucoup plus gourmandes.

Le principe reste simple : le chargeur et l’appareil communiquent afin de déterminer la puissance adaptée. Un smartphone conçu pour accepter une puissance plus faible ne recevra donc pas automatiquement tout ce que le chargeur est capable de fournir.

PPS ajuste la puissance beaucoup plus finement

PPS, pour Programmable Power Supply, complète USB Power Delivery avec un réglage plus précis de la tension et du courant pendant la recharge.

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L’intérêt est très concret. Le smartphone peut demander une alimentation mieux adaptée à ses besoins au fil du cycle, ce qui améliore l’efficacité et aide à mieux maîtriser la chaleur.

Le Galaxy S26 Ultra utilise par exemple PPS avec son système Super Fast Charging 3.0 de 60 W, tandis que le Pixel 11 Pro est prévu pour une recharge PPS allant jusqu’à 45 W.

Ce réglage dynamique explique pourquoi deux chargeurs affichant une puissance proche ne donnent pas toujours les mêmes résultats avec un même téléphone.

SuperVOOC et HyperCharge gardent un avantage avec les bons accessoires

Les fabricants Android n’ont pas tous abandonné leurs technologies propriétaires. OnePlus et Oppo s’appuient notamment sur SuperVOOC, tandis que Xiaomi utilise HyperCharge.

Pour profiter de la vitesse maximale annoncée, il faut souvent utiliser le chargeur de la marque et un câble compatible. C’est là que les choses se compliquent un peu.

Un smartphone peut très bien fonctionner avec USB PD tout en rechargeant plus lentement qu’avec son protocole propriétaire. Un chargeur universel reste donc pratique, mais il ne garantit pas toujours le meilleur temps de recharge possible.

Les 80 ou 100 W annoncés ne durent pas toute la recharge

Une puissance maximale de 80 W ou 100 W ne signifie pas que le smartphone reste à ce niveau du début à la fin.

La puissance la plus élevée est généralement utilisée lorsque la batterie est encore peu chargée. Puis elle diminue progressivement à mesure que le niveau monte.

C’est volontaire. Réduire la puissance permet de mieux contrôler la température et d’éviter de trop solliciter la batterie lorsqu’elle approche de 100 %.

Voilà pourquoi deux smartphones annonçant exactement la même puissance maximale peuvent afficher des temps de recharge assez différents. Le chiffre seul ne raconte pas toute l’histoire.

La charge rapide ne détruit pas automatiquement la batterie

L’idée selon laquelle la charge rapide use forcément beaucoup plus vite une batterie est trop simpliste.

Les batteries lithium-ion sont bien sensibles aux températures élevées, et une recharge puissante peut effectivement produire davantage de chaleur. Les smartphones modernes disposent toutefois de plusieurs mécanismes pour éviter les excès.

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Ils surveillent leur température, réduisent la puissance lorsque cela devient nécessaire et ralentissent naturellement la recharge à l’approche de la pleine capacité.

Quand on n’est pas pressé, utiliser une puissance plus faible peut rester plus doux pour la batterie. Mais la chaleur et les habitudes de recharge ont aussi un poids important sur sa durée de vie.

Mieux vaut éviter de recharger régulièrement un téléphone déjà très chaud, de le laisser en plein soleil pendant la recharge ou de le maintenir en permanence à 100 %.

iPhone, Samsung et Pixel proposent déjà des protections intégrées

Les fabricants ajoutent désormais des fonctions destinées à limiter le temps passé à pleine charge et à adapter la recharge aux habitudes de l’utilisateur.

Sur l’iPhone, Apple propose Optimized Battery Charging ainsi qu’une option permettant de fixer une limite de charge. Samsung dispose de Battery Protection, tandis que Google propose ses réglages de Charging Optimization.

Ces fonctions sont particulièrement utiles lorsque le téléphone reste branché longtemps, notamment pendant la nuit.

Un petit réglage, mais qui peut avoir son intérêt sur la durée.

USB PD avec PPS reste le meilleur compromis pour plusieurs appareils

Pour utiliser un seul chargeur avec plusieurs appareils, un modèle USB-C Power Delivery compatible PPS reste le choix le plus polyvalent. Il suffit de sélectionner une puissance suffisante pour l’appareil le plus exigeant.

Ce type d’adaptateur ne permettra pas toujours aux smartphones OnePlus, Oppo ou Xiaomi d’atteindre les vitesses maximales réservées à leurs standards propriétaires. En échange, il offre une large compatibilité avec les smartphones, tablettes et ordinateurs portables compatibles USB-C.

Le plus important n’est donc pas d’acheter le chargeur affichant le plus gros nombre de watts. Il faut surtout vérifier les protocoles pris en charge par vos appareils et choisir un chargeur capable de les exploiter correctement.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

Samuel

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.

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