L’Apple Watch domine le marché des montres connectées, mais les montres Garmin gardent une longueur d’avance sur plusieurs points très concrets. Recharge solaire, autonomie de plusieurs semaines, boutons physiques, lampe LED ou données sportives plus poussées : pour certains sportifs, l’écart se sent dès la première longue sortie.
La recharge solaire prolonge vraiment l’autonomie
Certaines montres Garmin peuvent se recharger grâce au soleil. On retrouve cette fonction sur plusieurs gammes, dont Fenix, Forerunner, Instinct, Edge et Enduro.
L’écran intègre une fine couche de cellules solaires. Elle capte la lumière directe et la transforme en énergie pour alimenter la montre.
En course, à vélo ou en randonnée, le bénéfice est simple : la montre peut gagner de l’autonomie pendant l’activité. Pas besoin de penser aussi vite au câble USB.
Garmin ajoute aussi, sur certains modèles, un widget d’intensité solaire. Il affiche la quantité de lumière reçue par la montre. La marque indique même qu’une montre totalement déchargée peut redémarrer après une exposition au soleil.
Sur le Garmin Edge 840 Solar, une donnée dédiée au vélo affiche le gain d’autonomie obtenu pendant la sortie. Garmin évoque jusqu’à 20 minutes de batterie en plus par heure de vélo avec la recharge solaire.
Garmin donne plus d’indicateurs utiles aux sportifs

L’Apple Watch a beaucoup progressé sur les données de santé et d’entraînement. Mais pour obtenir une lecture claire de certains indicateurs, il faut souvent passer par des apps tierces.
Garmin regroupe davantage d’outils directement dans sa montre. Les fonctions Training Readiness, Body Battery, HRV Status, rapports de charge et entraînements structurés parlent surtout aux sportifs réguliers.
Training Readiness donne chaque matin un score de préparation. Il prend en compte le sommeil, la récupération, la charge d’entraînement, la variabilité de la fréquence cardiaque et le stress.
Le résultat aide à savoir si le corps est prêt pour une séance intense ou s’il vaut mieux ralentir.
Body Battery fonctionne comme une jauge d’énergie. Elle montre l’impact d’un entraînement difficile, d’une journée stressante ou même d’un verre d’alcool le soir.
Le HRV Status compare la variabilité de la fréquence cardiaque pendant la nuit avec une base calculée sur deux semaines. Sur Apple Watch, ce type d’analyse demande souvent une application spécialisée pour devenir vraiment lisible.
Garmin détaille aussi la charge des sept derniers jours. Les efforts sont classés par type, entre endurance de base, tempo et sprints. Chez Apple, la charge d’entraînement sert surtout à éviter les blessures, avec moins de détails sur le stress physiologique.
L’autonomie se compte en jours, parfois en semaines
L’autonomie reste l’un des plus gros écarts entre les deux marques. Apple promet une utilisation sur la journée, avec jusqu’à 24 heures sur l’Apple Watch Series 11 et jusqu’à 42 heures sur l’Apple Watch Ultra 3.
Le mode économie d’énergie monte à 38 heures sur Series 11 et à 72 heures sur Ultra 3.
Garmin joue dans une autre catégorie. Beaucoup de modèles tiennent plusieurs jours. Certains peuvent même dépasser plusieurs semaines, surtout avec la recharge solaire.
Les modèles plus lifestyle, comme les Garmin Venu 5 ou Epix 3, utilisent des écrans AMOLED. Garmin annonce entre 10 et 16 jours d’autonomie, ou jusqu’à une semaine avec l’écran toujours allumé.
Avec le suivi GPS, l’autonomie baisse logiquement. Elle se situe plutôt entre 15 et 30 heures selon les modèles et les réglages.
Les montres plus sportives, comme les Fenix 8 et Forerunner 975, vont plus loin. Elles peuvent tenir entre 14 et 28 jours. Les versions solaires peuvent dépasser 40 jours avec plusieurs heures dehors chaque jour.
Les modèles taillés pour l’ultra-endurance, comme l’Enduro 2 ou l’Instinct 2X Solar, montent jusqu’à 46 jours, voire plus avec assez de soleil.
Certaines fonctions consomment beaucoup : GPS multibande, musique en streaming ou mesure continue de l’oxygène dans le sang. Elles peuvent réduire fortement ces chiffres.
Les boutons restent plus pratiques pendant l’effort
Garmin garde une approche très physique de la navigation. Même quand l’écran tactile est présent, les boutons restent au centre de l’expérience.
C’est précieux quand les mains sont mouillées, froides, couvertes de magnésie ou simplement occupées pendant une sortie.
La plupart des montres Garmin utilisent une disposition à cinq boutons. Chaque bouton peut avoir une action différente selon l’appui : court ou long.
Par exemple, le bouton supérieur gauche active le rétroéclairage ou la lampe torche. Un appui long ouvre le menu des commandes. Le bouton central gauche sert à faire défiler les menus vers le haut, et son appui long ouvre les réglages principaux.
En course ou à vélo, ce détail change tout. Un clic suffit pour confirmer une action, sans regarder l’écran.
Pour mettre une activité en pause à un feu rouge, il suffit d’appuyer sur un bouton. Sur Apple Watch, il faut balayer l’écran puis toucher le bouton pause. En plein mouvement, c’est moins sûr.
La lampe LED intégrée peut vraiment dépanner

Certaines montres Garmin embarquent une vraie lampe torche LED. L’Apple Watch peut éclairer son écran, mais ce n’est pas la même chose.
Sur des modèles comme Descent, Enduro et Fenix, les LED sont placées à l’avant de la montre. La lumière est donc plus directe et plus utile.
C’est pratique pour courir avant le lever du soleil, chercher quelque chose dans une pièce sombre ou avancer sur un sentier après la tombée de la nuit.
Certaines montres proposent aussi une lumière rouge ou verte, moins agressive pour les yeux la nuit. Plusieurs niveaux de luminosité permettent d’adapter l’éclairage à la situation.
Ce n’est pas la fonction la plus spectaculaire sur le papier. Mais le jour où elle sert, elle devient vite difficile à oublier.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
