TSMC viserait une production en 1,4 nm autour de 2028, et Apple serait en très bonne position pour en profiter parmi les premiers. Alors que l’industrie n’a même pas encore généralisé les puces 2 nm dans les smartphones, cette étape suivante promet un double bénéfice très concret : plus de puissance et une meilleure autonomie. Reste un obstacle majeur, et il pourrait réserver cette avancée aux modèles les plus chers pendant plusieurs années.
TSMC prépare une finesse de gravure encore plus extrême pour les futures puces Apple
Apple pourrait franchir un nouveau cap technologique dans les prochaines années grâce à son partenariat avec TSMC, déjà engagé sur des procédés de fabrication toujours plus miniaturisés pour les processeurs mobiles.
Pendant que le marché se prépare encore à l’arrivée plus large des puces 2 nm dans les prochaines générations d’iPhone, le fondeur taïwanais travaillerait en parallèle sur un procédé 1,4 nm, avec un lancement en production envisagé autour de 2028.
L’intérêt est clair : en réduisant encore la taille des transistors, il devient possible d’améliorer à la fois les performances et l’efficacité énergétique, deux leviers clés pour les smartphones haut de gamme.
Le passage sous 1 nm ouvrirait une phase beaucoup plus complexe pour l’industrie
L’étape suivante évoquée par l’industrie concerne les technologies subnanométriques, un terrain nettement plus difficile à maîtriser sur le plan industriel.
À ce niveau de miniaturisation, la fabrication devient plus délicate, le contrôle qualité plus exigeant, et chaque avancée demande de nouvelles méthodes de production. Pour les premiers lots de test, plusieurs sites de production à Taïwan seraient mobilisés, avec un volume initial d’environ 5 000 wafers par mois.
Ce niveau reste limité, mais il donne une indication importante : la transition ne se fera pas d’un seul coup, et la montée en cadence demandera du temps.
Apple resterait le candidat le plus crédible pour inaugurer ces puces de nouvelle génération
Aucun client n’a été officiellement cité à ce stade, mais les analystes estiment qu’Apple a de très fortes chances de figurer parmi les premiers servis.
Cette hypothèse repose sur un schéma déjà bien connu. Le groupe américain obtient régulièrement un accès anticipé aux procédés les plus avancés de TSMC, ce qui lui permet d’intégrer rapidement les nouvelles générations de puces dans ses appareils premium.
Autrement dit, si cette feuille de route est confirmée, les futurs iPhone Pro pourraient une nouvelle fois être les premiers à profiter de cette avancée.
Le vrai problème pourrait être le prix, pas seulement la technologie
Même dans le scénario le plus favorable, le chemin vers une production de masse reste semé d’obstacles. Plus les transistors deviennent petits, plus il est difficile d’obtenir un bon taux de puces exploitables sur chaque plaque produite.
Cette contrainte a une conséquence directe : les coûts de fabrication grimpent fortement. Et quand la production devient plus chère, les puces les plus avancées risquent de rester longtemps réservées aux appareils les plus onéreux.
Le gain technologique serait donc bien réel, mais il pourrait d’abord profiter à une minorité de produits. Pour Apple, la prochaine grande avancée ne dépendra pas seulement de la maîtrise du 1,4 nm, mais aussi de sa capacité à l’intégrer sans faire exploser le prix de ses modèles les plus ambitieux.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
