Xiaomi 18 Pro pourrait intégrer un écran de confidentialité très différent de celui du Galaxy S26 Ultra. Des captures d’écran attribuées à HyperOS montrent une fonction capable de protéger automatiquement certaines applications, notifications ou saisies sensibles. L’idée est séduisante. Mais plusieurs limites pourraient aussi réduire sérieusement son intérêt au quotidien.
Xiaomi 18 Pro miserait surtout sur une protection intelligente
Les captures d’écran partagées par le leaker Kacper Skrzypek montrent une fonction baptisée Smart Privacy Display dans HyperOS. Son objectif : empêcher les personnes placées sur le côté de lire facilement ce qui apparaît à l’écran.
Xiaomi pourrait surtout se distinguer par une intégration logicielle beaucoup plus poussée. La protection pourrait être appliquée à plusieurs applications regroupées ensemble, par exemple différents services bancaires.
Une fonction baptisée « Page Privacy Display » serait également capable d’activer automatiquement la protection lors de la saisie d’un mot de passe, d’un paiement ou d’un transfert d’argent.
Pas besoin, dans ce cas, de penser à activer manuellement l’option au bon moment.
Certaines notifications pourraient elles aussi profiter d’une protection spécifique. Sur le papier, Xiaomi chercherait donc moins à protéger l’écran en permanence qu’à intervenir précisément lorsque des données sensibles apparaissent.
La mention « hardware-level privacy » laisse encore un gros doute
Une capture d’écran évoque une protection de confidentialité de niveau matériel. Ce détail attire forcément l’attention, mais il ne prouve pas encore que Xiaomi utilisera une dalle spécialement conçue pour limiter les angles de vision.
Le constructeur n’a officialisé ni le Xiaomi 18 Pro ni cette technologie. Impossible, pour l’instant, de savoir si le système reposera réellement sur des modifications matérielles de l’écran ou principalement sur des traitements intégrés à HyperOS.
Samsung a pris une autre voie avec le Galaxy S26 Ultra. Son système s’appuie sur une technologie spécifique au niveau des pixels afin de contrôler physiquement la diffusion de la lumière.
La différence est importante. Chez Samsung, la confidentialité repose directement sur le matériel. Chez Xiaomi, cette partie reste encore à confirmer.
Le Smart Privacy Display aurait plusieurs limites assez gênantes
Les captures d’écran attribuées à HyperOS mentionnent déjà plusieurs contraintes. Et certaines ne sont pas anodines.
Premier problème : le mode paysage ne serait pas compatible avec la fonction. Dès que le smartphone est utilisé horizontalement, la protection contre les regards indiscrets pourrait donc disparaître.
Cela réduit immédiatement son intérêt pour les vidéos, certaines applications ou encore les présentations.
Le Smart Privacy Display entraînerait également une hausse de la consommation d’énergie. Aucun chiffre précis n’est fourni, ce qui empêche pour l’instant de savoir si l’impact sur l’autonomie sera minime ou réellement perceptible.
Autre détail important : la fonction serait désactivée lorsque le mode économie d’énergie est actif.
Le système pourrait aussi se couper temporairement pendant la lecture de contenus HDR. Autrement dit, la protection ne serait pas disponible en permanence.
C’est un compromis à connaître.
Xiaomi 18 Pro pourrait arriver dès septembre
Le Xiaomi 18 Pro et le Xiaomi 18 Pro Max seraient attendus en septembre selon les informateurs Digital Chat Station et Smart Pikachu.
Xiaomi n’a encore annoncé aucune date officielle. Ce calendrier doit donc rester au conditionnel.
Un lancement en septembre serait cohérent avec le rythme habituel de la marque en Chine, notamment avant certaines périodes commerciales importantes. Mais à ce stade, rien ne permet de considérer cette fenêtre comme acquise.
Même prudence concernant le Smart Privacy Display. Les options visibles dans une version chinoise de HyperOS peuvent évoluer, disparaître ou ne jamais arriver sur les modèles internationaux.
Samsung garde pour l’instant l’avantage sur la partie matérielle
Le développement d’un véritable écran capable de limiter les regards latéraux demande davantage qu’une simple fonction logicielle.
Samsung a développé des dalles spécifiques pour son propre système. Les autres fabricants doivent donc concevoir une solution similaire, adapter leurs composants ou travailler avec leurs fournisseurs d’écrans.
Ce genre de changement prend du temps.
Une généralisation de ces technologies chez les principaux constructeurs pourrait ainsi demander 18 à 24 mois. Apple et OnePlus ne proposent toujours pas de technologie comparable intégrée directement à leurs smartphones.
Si les informations actuelles se confirment, Xiaomi pourrait donc faire partie des premiers concurrents sérieux de Samsung sur ce terrain.
Cette protection vise surtout les utilisateurs souvent exposés aux regards
Un écran de confidentialité intégré ne sera pas forcément utile à tout le monde. Des filtres physiques coûtant environ 5 à 15 euros permettent déjà de réduire les angles de vision, même s’ils ont souvent un défaut : ils diminuent la luminosité en permanence.
La solution de Xiaomi pourrait être plus intéressante pour les personnes qui consultent régulièrement des applications bancaires, des e-mails professionnels, des mots de passe ou d’autres données sensibles dans les transports publics.
C’est là que l’activation automatique prend tout son sens.
Plutôt que d’assombrir continuellement l’écran, HyperOS pourrait activer la protection uniquement au moment où une information sensible apparaît. Une approche plus souple, donc, mais aussi plus dépendante du logiciel.
Xiaomi pourrait surtout se démarquer par son logiciel
Si les captures d’écran correspondent bien à une fonction destinée au Xiaomi 18 Pro, la marque ne chercherait pas simplement à copier Samsung.
Son principal atout pourrait être l’automatisation : protection par groupes d’applications, déclenchement pendant les paiements, masquage de certaines notifications ou activation lors de la saisie d’informations sensibles.
Samsung conserve pour l’instant une approche plus directement liée au matériel de l’écran. Xiaomi pourrait répondre avec un système plus fin dans son fonctionnement.
Le résultat pourrait être très pratique dans certaines situations. Mais entre l’absence de mode paysage, la consommation supplémentaire, la désactivation en économie d’énergie et les restrictions liées au HDR, cette fonction ne serait clairement pas sans compromis.
Pour l’heure, tout repose encore sur des captures d’écran divulguées. Xiaomi devra confirmer la technologie, son fonctionnement réel et sa disponibilité avant que le Smart Privacy Display puisse être considéré comme l’un des vrais arguments du Xiaomi 18 Pro.

Samuel Le Goff suit l’actualité des smartphones, des systèmes d’exploitation mobiles et de l’intelligence artificielle depuis plus de 14 ans. Il couvre notamment Samsung, Xiaomi, Apple, Android, iOS et les grandes tendances du numérique.
