Xiaomi ne cache plus ses ambitions : avec le 15T, la marque veut taper juste. J’ai utilisé le téléphone plusieurs jours, et même si ce n’est pas le modèle Pro, il a clairement de quoi séduire. À 649 € (256 Go) ou 799 € (512 Go), on a un smartphone qui donne une vraie sensation haut de gamme sans atteindre les prix stratosphériques des flagships.
Première prise en main : ça change
Dès qu’on le sort de la boîte, un détail saute aux yeux : le bloc photo est quasiment plat. Pas de gros module qui dépasse, et ça, ça fait du bien. Les tranches sont droites mais légèrement adoucies, ce qui rend la prise en main agréable malgré la taille.
Le châssis inspire confiance : Gorilla Glass 7i devant, fibre de verre derrière, et une certification IP68 pour l’eau et la poussière. Bref, un téléphone qu’on n’a pas peur de trimballer. Bonne surprise aussi : Xiaomi met encore une coque et une protection d’écran dans la boîte.
L’écran claque
Le 15T embarque une dalle OLED plate de 6,81 pouces, en Super HD, avec 120 Hz. Les bords sont ultra-fins grâce à la techno LIPO, et la luminosité est impressionnante : même en plein soleil, ça reste parfaitement lisible. Que ce soit pour scroller, jouer ou mater une série, l’écran est franchement un des gros points forts.
Sous le capot : ça envoie
Le processeur Dimensity 8400-Ultra n’est pas le plus haut de gamme du marché, mais dans l’usage, ça ne se ressent presque pas. Avec 12 Go de RAM et un stockage jusqu’à 512 Go, tout tourne nickel : réseaux sociaux, applis lourdes, multitâche, tout passe sans broncher.
En jeu, même les titres exigeants comme Genshin Impact ou Call of Duty Mobile tournent avec fluidité. Pas de chauffe excessive, merci au refroidissement par chambre à vapeur. Et côté autonomie, c’est solide : la batterie de 5 500 mAh tient deux jours sans forcer, et quand il faut recharger, le HyperCharge fait le boulot en 45 minutes chrono pour passer de 0 à 100 %.
HyperOS 2 avec une dose d’IA
Le 15T arrive avec HyperOS 2 (Android 15). Pas de bloatware agaçant, juste les applis Xiaomi et Google. La mise à jour vers HyperOS 3 est prévue bientôt, avec une fonction étonnante : la communication sans réseau GSM entre appareils Xiaomi, jusqu’à 1,3 km. Pas testé faute d’un deuxième 15T sous la main, mais ça pourrait servir en randonnée.
Les outils IA intégrés sont pratiques : on peut supprimer des objets sur une photo, modifier le ciel, réduire les reflets ou améliorer un cliché en basse résolution. Ça marche bien, et ça évite d’ouvrir une appli tierce.
Trois capteurs Leica qui font le job
Le bloc photo porte fièrement le logo Leica. On retrouve :
- un capteur principal de 50 MP,
- un zoom optique 2x de 50 MP,
- un ultra grand-angle de 12 MP,
- et une caméra selfie de 32 MP.
Toutes les caméras filment en 4K 60 fps, la frontale en 4K 30 fps.
En pratique, le profil Leica Vibrant apporte des couleurs saturées et contrastées, tandis que l’Authentic reste plus naturel. Les portraits au zoom 2x sont super réussis : netteté, découpage précis, arrière-plan bien flouté. L’ultra grand-angle surprend par sa qualité de jour, mais reste sombre la nuit. La caméra principale, elle, assure dans toutes les conditions, même en basse lumière, avec des clichés équilibrés et un rendu chaleureux.
Vidéo stabilisée et fluide
En vidéo, c’est propre : 4K 60 fps stabilisé, HDR, bonne qualité en plein jour. Les fonctions avancées comme le mode Log ou le 4K à 120 fps sont réservées au 15T Pro, mais pour la majorité des usages, ce 15T fait largement l’affaire.
Prix et bonus
En France, le Xiaomi 15T est proposé à 649 € (256 Go) et 799 € (512 Go). L’écart est raisonnable, surtout si vous stockez beaucoup de photos et vidéos.
Xiaomi ajoute quelques cadeaux : 3 mois de Google AI Pro, 3 mois de YouTube Premium, et même un remplacement gratuit de l’écran pendant 6 mois.
Le constat est clair : le Xiaomi 15T ne joue pas dans la cour des smartphones les plus chers, mais il en reprend une bonne partie des codes. Entre son écran qui claque, sa batterie endurante, ses photos Leica et son prix plus contenu, il devient un sérieux prétendant pour ceux qui veulent du premium sans dépasser les 800 €.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.





