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Starlink face à Qianfan : la Chine veut lancer quatre fois plus de satellites d’ici 2030

Un nouveau géant venu de Chine pourrait bouleverser la domination de Starlink. Baptisé Qianfan, ce projet vise à lancer plus de 15 000 satellites pour fournir une couverture internet mondiale et défier la constellation d’Elon Musk.

Qianfan : l’ambition chinoise de concurrencer Starlink

Si vous avez déjà observé des files de lumières se déplacer rapidement dans le ciel nocturne, vous avez probablement aperçu les satellites de la constellation Starlink. Cette vision familière pourrait bientôt évoluer avec l’arrivée de Qianfan, une initiative chinoise aux dimensions colossales.

Son objectif ? Fournir un service internet par satellite à des opérateurs de télécommunications dans le monde entier. Qianfan a déjà signé des accords avec le Brésil, la Malaisie et la Thaïlande, et vise plusieurs marchés en Asie, Afrique et Amérique latine.

15 000 satellites d’ici 2030 : une promesse encore lointaine

À ce jour, 90 satellites Qianfan ont été lancés, bien loin des 648 prévus rien que pour 2025. À terme, la Chine souhaite dépasser largement Starlink en nombre avec une flotte de plus de 15 000 satellites en orbite basse d’ici 2030.

Mais cet objectif titanesque se heurte à plusieurs obstacles : satellites défectueux, lenteur des lancements et capacités limitées de l’industrie aérospatiale chinoise.

Des défauts techniques qui freinent la progression

Qianfan fait déjà face à des problèmes : selon l’astrophysicien Jonathan McDowell, 13 satellites sont défectueux. C’est bien plus que ce qu’a connu Starlink à un stade équivalent.

Par ailleurs, la réglementation internationale complique la course. L’Union internationale des télécommunications (UIT), qui régule l’attribution du spectre de fréquences, exige qu’un premier satellite soit lancé dans les sept ans suivant l’enregistrement, et que le déploiement progresse régulièrement. Sinon, l’opérateur risque de perdre ses droits de fréquence.

Des fusées à usage unique, un retard technologique évident

L’un des principaux handicaps de Qianfan réside dans la technologie de lancement. Contrairement à SpaceX qui réutilise ses propulseurs, la Chine s’appuie encore sur des fusées à usage unique, bien plus coûteuses et difficiles à produire à grande échelle.

Résultat : l’industrie spatiale chinoise est sous tension. Pour tenir les délais, il faudrait consacrer près de la moitié des lancements annuels chinois à Qianfan, un effort jugé irréaliste à ce jour.

Une décennie de retard à combler ?

La situation actuelle provoque un important goulot d’étranglement. La demande croissante pour les lancements satellitaires met en difficulté l’agence spatiale chinoise, qui pourrait avoir besoin de près de dix ans pour atteindre les volumes visés par Qianfan.

Le programme avance par lots de 18 satellites, mais à ce rythme, la Chine aura du mal à suivre le calendrier imposé par l’UIT et à rivaliser avec la cadence infernale de SpaceX.

Une menace sérieuse pour la domination de Starlink ?

Malgré ses lenteurs et ses déboires techniques, Qianfan représente un projet stratégique pour la Chine. En devenant un fournisseur mondial de connectivité spatiale, elle entend réduire sa dépendance aux réseaux occidentaux et prendre sa place dans le secteur des télécommunications globales.

Starlink reste pour l’instant largement en tête, avec une technologie éprouvée, un réseau actif et une logistique bien huilée. Mais la montée en puissance de Qianfan pourrait, à terme, changer la donne.

La bataille des constellations satellites est lancée, et le ciel risque d’être bien plus encombré dans les années à venir.

Source

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.

Samuel

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.

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