La SNCF envisage un tournant radical pour résoudre les soucis de connexion à bord de ses trains à grande vitesse. Une bascule vers le satellite, et en particulier vers Starlink, est sérieusement envisagée.
Adieu la 4G ? La SNCF vise une couverture satellite à bord des TGV
La qualité du Wi-Fi à bord des TGV reste l’un des points noirs pour les voyageurs réguliers. Les coupures, lenteurs et connexions instables pourraient bientôt appartenir au passé. La SNCF envisage en effet de délaisser les réseaux mobiles classiques au profit d’une solution par satellite, via une technologie en orbite basse.
Un appel d’offres est prévu d’ici la fin 2025 pour trancher entre deux acteurs majeurs du secteur : Starlink, la filiale spatiale d’Elon Musk, et Eutelsat-OneWeb, entité européenne issue de la fusion d’Eutelsat avec le britannique OneWeb.
Starlink vs Eutelsat-OneWeb : une bataille orbitale stratégique
D’un côté, Starlink impressionne avec une constellation de plus de 7 500 satellites en orbite basse. Cette infrastructure garantit une latence très faible et une couverture ultra-réactive. Ce n’est pas un hasard si Air France a récemment adopté cette solution pour offrir un Wi-Fi gratuit de haute qualité à bord de ses avions long-courriers.
De l’autre, Eutelsat-OneWeb ne compte « que » 600 satellites, mais dispose d’un soutien institutionnel massif de la part de l’Union européenne, ce qui pourrait peser dans la balance lors de l’appel d’offres. L’enjeu est clair : offrir un service fiable, capable de supporter la vitesse des TGV tout en répondant aux exigences de connectivité moderne.
Un défi technique à 300 km/h
La mise en œuvre d’une connexion satellite à bord des TGV ne sera pas sans obstacles. Il faudra installer des antennes plates à haut débit sur les toits des rames, capables de maintenir une liaison stable malgré les interférences générées par les structures métalliques des trains et les vitesses élevées atteintes sur les lignes LGV françaises.
Mais les bénéfices potentiels sont multiples :
- Un Wi-Fi stable et rapide pour les passagers, y compris dans les zones blanches
- Une maintenance prédictive grâce à une surveillance en temps réel des systèmes embarqués
- Une gestion centralisée des incidents et alertes techniques à distance
Une modernisation numérique à confirmer
Si aucune décision officielle n’a encore été prise, la perspective d’un TGV connecté via satellite s’aligne avec la volonté de transformation numérique portée par la SNCF. Une évolution attendue autant par les voyageurs que par les équipes techniques, dans une optique d’optimisation, de confort et d’efficacité.
Reste à savoir si l’entreprise ferroviaire française osera confier sa connectivité à Starlink, un acteur américain, ou si elle privilégiera une solution européenne pour des raisons de souveraineté technologique.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
