En seulement deux ans, Sora disparaît déjà du marché, laissant des millions d’utilisateurs sans alternative directe. L’application va être arrêtée très prochainement, et les détails officiels restent encore flous. Cette décision enterre aussi un partenariat à 1 milliard de dollars avec Disney, qui n’aura finalement jamais vu le jour. Une disparition rapide qui relance un débat brûlant : l’IA vidéo est-elle allée trop loin, trop vite ?
La fermeture de Sora met fin à un projet ambitieux et controversé
Sora va cesser de fonctionner dans les prochaines semaines, marquant la fin d’un outil capable de générer des vidéos réalistes en quelques secondes.
L’annonce, relayée sur X, a immédiatement provoqué une vague de réactions. L’arrêt intervient seulement quelques mois après l’évocation d’un accord colossal avec Disney, qui devait permettre de créer des vidéos mettant en scène des personnages культes et potentiellement diffusées sur Disney+.
Cette collaboration estimée à 1 milliard de dollars promettait de transformer le divertissement numérique. Elle n’ira finalement pas plus loin.
Un abandon inattendu malgré des milliards levés par OpenAI

La disparition de Sora ne s’explique pas par des difficultés financières.
Le même jour que cette annonce, OpenAI a levé 10 milliards de dollars auprès d’investisseurs, preuve que l’entreprise reste en position de force. Cette décision semble donc stratégique plutôt qu’économique.
Aucune raison officielle n’a été détaillée, mais plusieurs signaux donnent une direction claire.
OpenAI change de cap face à une concurrence qui s’intensifie
Sam Altman avait déjà évoqué une volonté de se concentrer sur des projets plus concrets, avec un potentiel d’impact immédiat.
Dans le même temps, la pression monte face à des concurrents comme Gemini, qui progressent rapidement sur des technologies similaires.
Résultat : Sora n’entre plus dans les priorités actuelles.
ChatGPT pourrait devenir une plateforme tout-en-un sans vidéo avancée
L’abandon de Sora renforce une autre hypothèse : celle d’un ChatGPT enrichi, intégrant davantage de fonctionnalités comme la navigation web ou des outils polyvalents.
En revanche, l’idée d’un générateur vidéo avancé directement intégré semble s’éloigner.
Ce choix pourrait aussi répondre à une critique grandissante : la saturation d’internet par des contenus générés automatiquement, souvent jugés de faible qualité.
La fin de Sora pourrait ainsi marquer un tournant discret, mais significatif, dans la manière dont OpenAI envisage l’avenir de l’IA.

Je m’appelle Samuel Le Goff. À 38 ans, je suis l’actualité du numérique depuis plus de 14 ans. Aujourd’hui, je m’intéresse particulièrement aux smartphones et aux usages concrets de l’intelligence artificielle, que je traite à travers des contenus clairs et accessibles sur Menow.fr.
